Mercredi, Mars 10, 2010

Culture

Les Trois femmes puissantes de Marie NDiaye


Parler des Trois femmes puissantes de Marie NDiaye(*)  peut paraître de cisconstance, en cette Journée internationale de la femme, étant donné l'effet d'annonce du titre qui fait de la femme, ou plus précisément des femmes, un thème évident du livre.

Ce titre Trois femmes puissantes prédispose en effet le lecteur à découvrir un récit où les femmes seraient dans des situations de défis et de luttes acharnées et finalement triomphales, imposées par un environnement hostile.

Qui parle de "femmes" en particulier, ne suggère-t-il pas souvent leur alter ego les "hommes" et immédiatement la relation d'inégalité voire d'adversité sociale qui, non seulement dans les réalités dominantes mais aussi dans la majorité des opinions sur le sujet,  les oppose fondamentalement.

Avec bien évidemment tout ce que cela entraîne  de ségrégations sexuelles, de loi du plus fort, de violences donc et forcément d'assujettissements du sexe faible au sexe fort.

D'ailleurs la répartition de la puissance physique entre les genres n'est-elle pas  pour beaucoup un argument « naturel » d’inégalité de force, en faveur des hommes et au détriment des femmes?

De ce point de vue, même la nature semble, depuis la nuit des temps, avoir fait son choix.

Est-il besoin de rappeler que cette inégalité va de la cellule familiale jusqu'au monde de l'entreprise,  jusqu'aux arsenaux législatifs, et même, dans une bonne partie du monde, elle se traduit tout simplement en une équation mathématique, où la femme n'égale qu'une 'moitié" d'homme.

Et encore, entend-on, parfois ou trop souvent, faut-il s'estimer heureuses de ce sort car, argument imparable de la condition enviable de la femme d'aujourd'hui, c'est qu’il fut un temps pas très lointain où  elles étaient enterrées vivantes!

Dans le roman de Marie N'Dyaie, malgré un titre au thème féminin pluriel, il semble pourtant que cette problématique hommes-femmes ne soit pas à appréhender de ce seul point de vue.

Ce livre  est en effet loin de se développer principalement sur l'irréductible antagonisme auquel seraient voués le monde des hommes et celui des femmes.

La  présence de trois récits à la fois distincts et solidaires (grâce notamment au  retour plus ou moins accentué  de personnages féminins dans chacun d'eux), peut au contraire se traduire  comme un pied-de-nez en direction de la relation dualiste qui sous-tend la "guerre" entre les sexes.

Le roman de Marie NDiaye  s’extériorise en effet de cette dualité stérile où deux camps s'affrontent à l'infini.

Plusieurs moyens sont exploités pour cela.

D’abord,  il y a la mise en avant d’individualités, qui suggère,  en même temps que la pluralité, la singularité des parcours. Ensuite, il y a le caractère subversif d'une écriture qui fait fi des règles de bienséance. Et enfin, la primauté de la prise de conscience qui débouche sur la libération des êtres, hommes ou femmes, de ce qui les asservit.

Il n’est  d’ailleurs pas indifférent que le chiffre trois prédomine à la fois dans le titre, où il permet de dire et d’accorder ces deux entités opposées que sont le singulier et le pluriel, et qu'il prédomine aussi dans la composition du livre en trois parties, chacune censée se focaliser sur des destins de personnages féminins.

Sans doute ce chiffre est-il à saisir dans sa dimension symbolique, qui ouvre sur l’idée de tiers, de témoin, d’arbitrage et donc d’objectivité et finit par libérer de la spirale infernale de la confrontation duelle.

Le deuxième récit est d'ailleurs moins celui d’une femme que celui  de son mari dont, bien malgré elle et peut-être même à son insu, elle occupe impitoyablement l’esprit.

Le sentiment de culpabilité, l’angoisse,  les turbulences qu’elle suscite chez lui vont jusqu’à troubler ses comportements par des tentations d’auto flagellations.

Le lecteur se trouve alors lui aussi plongé dans l'univers  essentiellement intérieur, et chaotique  de cet homme rongé par des remords à l’égard de sa femme.

Horrible spirale nourrie par d’interminables spéculations  que son terne emploi d’agent commercial lui permet de cultiver sans  modération.

Pire encore, par moments, aux  images de sa femme viennent se superposer et se confondre celles de sa mère excentrique qu’il ne peut s’empêcher  de défendre contre les risées du monde, au prix d'incroyables sacrifices alors même qu’il lui en veut à mort de le tourner en ridicule.

Ainsi cette histoire ne cesse de se dérouler sur fond de retournement des valeurs. Le narrateur, ou la narratrice, ne se prive pas de relater toutes sortes de détails scatologiques, et ceci souvent,  avec de joyeuses atteintes à ce que la pudeur occulte généralement.

Car  tout comme  dans les deux autres récits du livre qui eux s’articulent principalement autour de personnages féminins,  ces états d’inquiétude, d’angoisse, voire d’obsession qui saturent l’intériorité des êtres, ces combats que chacun se livre sans cesse en deçà du moi visible, aboutissent toujours à des débordements incontrôlables qui altèrent ces frontières du moi visible et rendent ces turbulences constatables par tous.

Sueurs, incontinences de toutes sortes, folles démangeaisons hémorroïdales, etc., qui font le cocasse de  toutes les situations, des plus sophistiquées au plus vulgaires,  ne sont pas des désagréments qui n'arrivent  qu’aux autres mais aussi et surtout à soi-même.

De ce point de vue, l’écriture littéraire de Marie NDiaye s'inscrit dans une subversion des codes de la bienséance, mais aussi des codes de littératures qui les perpétuent par une écriture lisse et  agréable et confortent les lecteurs dans leurs automatismes bien-pensants.

Par l’évocation, ponctuelle dans le texte, de la permanence implacable de cette nature humaine considérée comme basse, et que la "civilisation" n’a de cesse de camoufler, le roman de Marie NDiaye s'inscrit dans une perspective rabelaisienne de perversion des valeurs des ordres établis.

Rappel des individus à leur condition humaine: il n’est pas de haut noble et ni de bas méprisable car la noblesse du premier coexiste sans arrêt avec la bassesse du second. La libération est donc avant tout une désaliénation qui commence par un surpassement de soi qui paradoxalement passe par la reconnaissance et l'acceptation d'une condition humaine  précaire et pathétique.

Ce qui n'empêche pas une aspiration essentielle à l'intelligence, au  symbole, et à l'élévation spirituelle. Pour paraphraser le très celèbre:  "On ne naît pas femme, on le devient.", de Simone de Beauvoir, ne peut-on pas affirmer mais à rebours: on ne naît pas puissant ou puissante, on le devient.

Il s'agit bien sûr de cette puissance réalisée au prix de luttes permanentes remportées sur soi et qui conduit à une représentation apaisée d'autrui.



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Engouement pour les films en 3D

Depuis le succès mondial du film de James Cameron "Avatar", de nombreux studios se lancent dans la 3D. Ils savent tous que les images stéréoscopiques attirent le grand public. Ben Kang nous présente un projet unique en son genre.

Ils l'appellent la petite Sibérie car c'est la région la plus froide de l'Est de la France. Au pied de ce château médiéval, une première au monde prend peu à peu forme. Une petite équipe tourne un film en "vraie" 3D, ce qui n'était pas possible avant.

Le réalisateur de ce long métrage a décidé de recourir aux technologies dernier cri tout en utilisant des scènes réelles. L'effet 3D est produit par l'installation de deux caméras dans une.

Grâce à un miroir, la seconde caméra placée en dessous de la première permet au metteur en scène d'offrir des images telles que les verrait réellement une personne.

Dans Avatar, 10% seulement des scènes ont été filmées, alors que 90% d'entre elles sont directement créées sur ordinateur.

Les films en trois dimensions sont très à la mode cette année mais la technologie sous-jacente est très difficile à manipuler. En fait, sur ce plateau de tournage, l'équipe doit sans cesse s'adapter aux limites techniques et aux innombrables possibilités offertes par la stéréoscopie.

Les maisons de production savent que l'engouement pour la 3D attire le public dans les cinémas. Aujourd'hui, de nombreux réalisateurs retravaillent leurs anciens films pour y ajouter la 3D. Mais cette technique n'arrive pas à la cheville de la vraie 3D.

De retour dans les studios à Paris, le film prend peu à peu forme tout comme les différents personnages.

La production d'un film en 3 dimensions nécessite beaucoup plus de temps que celle d'un film traditionnel. Les films en 3D sont beaucoup plus détaillés et demandent plus de travail avec les acteurs. 




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Découverte des empreintes de dinosaures dans le sud de la Tunisie

Des géologues tunisiens et étrangers viennent de découvrir des empreintes de dinosaures herbivores et carnivores dans le sud de la Tunisie, a indiqué vendredi une source officielle.

Selon l'agence de presse tunisienne TAP, cette découverte est faite dans une montagne proche des deux villages de "Chenini" et " Douiret "du gouvernorat de Tataouine (530 km au sud de Tunis).

Les premières découvertes des fossiles des dinosaures dans la région datent de 1995.

Des dents, un fémur et des vertèbres sont exposés au "Musée de la mémoire de la terre" à Tataouine.

L'espace draine chaque jour un grand nombre de visiteurs curieux d'apprendre davantage sur le monde du dinosaure du nom grec "lézard terrible".

Les dinosaures ont occupé la terre il y a plus de 90 millions d'années.



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Nouveauté : des passeports biométrique pour les ressortissants algériens à l’étranger

Normal 0 21 false false false MicrosoftInternetExplorer4 /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:10.0pt; font-family:"Times New Roman"; mso-ansi-language:#0400; mso-fareast-language:#0400; mso-bidi-language:#0400;} Fini le passeport classique, place à la formule biométrique. Le consulat d’Algérie à Paris s’y consacre à partir du 1er avril. Bien entendu, les passeports actuels restent utilisables jusqu’à leur date d’expiration.

Le nouveau document serait confectionné en Algérie, dans les bureaux centraux situés à proximité de l’aéroport Haouari Boumedienne à Alger. Petit changement, et pas des moindres, les délais pour la délivrance du précieux sésame vont inévitablement être rallongés, jusqu’à 4 semaines, selon certaines sources.

Le ministère de l’Intérieur aurait lancé il y a quelques années, dit-on, un appel d’offres international pour la fabrication de ce type de passeport. Le groupe français Thales serait soumissionnaire.



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Mohamed Mechati: Parcours d'un militant

Le livre de Mohamed Mechati, un des membres historiques qui ont déclenché la Révolution du 1er novembre 1954 est perçu comme un des rares ouvrages qui renferment une partie très importante de l'histoire de l'Algérie.

C'est l'historien algérien, Daho Djerbal qui a recueilli les témoignages de Mechati et les a mis en forme, un travail, selon l'historien, qui a duré de 2000 à 2009, qualifiant le militant d'"un des acteurs de l'histoire et du mouvement national algérien", qui raconte dans son livre "les périodes et les conditions très difficiles" avant et pendant la lutte de libération nationale. L'historien, qui faisait le modérateur lors de la présentation du livre, édité par Chihab, a indiqué que le livre renferme des aspects de la Révolution connus et d'autres moins connus du grand public.

Dans ce livre, Mechati a tenu à éclairer le lecteur et le grand public, en général, sur le nombre des "Historiques" qui se sont réunis cet été 1954, à Clos Salembier (El Madania), au domicile de feu Lyès Derriche, et qui étaient 21 et non pas 22, affirme-t-il, relevant que Hadj Ben Alla évoqué par certains n'a pas pu y participer.

Il a également affirmé que le propriétaire de la maison, où s'est déroulée la réunion,"n'a à aucun moment assisté aux débats", soulignant cependant que Derriche, par le fait d'avoir mis son domicile à la disposition des militants, "avait mis en péril sa vie et celle de sa famille".

Mechati a également fait savoir que, dans son livre, il rejoint ceux qui ont reproché à Mohamed Boudiaf et ses camarades d'avoir décidé de déclencher l'action armée sans faire participer beaucoup de membres de l'état-major du MTLD (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques), en citant notamment Abderrahmane Gharras, un des adjoints de Boudiaf ou encore Lahoual Hocine, qui était secrétaire général du parti et après un des fondateurs du Comité révolutionnaire de l'unité et de l'action (CRUA).

Pour Mechati, Gharras avait même demandé à Boudiaf de tenir une seconde réunion en présence de tous les membres de l'état-major du MTLD, mais ce dernier ne l'a pas écouté, comme il n'a pas écouté les compagnons de lutte, selon l'auteur, qui avaient craint que le groupe des 21 soit taxé de régionaliste, du fait que 16 membres du groupe étaient originaires de Constantine, alors que 4 seulement étaient d'Alger et un seul d'Oran.

Autre reproche de Mechati, le fait d'avoir nommé des chefs de régions non-originaires de ces régions, en citant le cas de Rabah Bitat, nommé à Alger alors qu'il était de Constantine et de Didouche Mourad qui dirigeait le Constantinois alors qu'il était issu d'Alger.

Pour Mechati, il n'y a que les personnes nées et ayant vécu dans une ville donnée qui peuvent les connaître et, par conséquent, savoir mener des actions militaires efficaces sans risque, du fait qu'elles ont des entourages favorables, notamment familiales, qui les protégeraient et les aideraient. Il a cité l'exemple de Yacef Saâdi, qui a dirigé des actions "spectaculaires" à Alger car, a-t-il dit, "il était un fils de la Casbah d'Alger".

Mechati a également critiqué le Parti communiste algérien, accusé d'avoir été opposé au mouvement national, d'être un "appendice du Parti communiste français", lequel était dirigé depuis Moscou. Il a aussi dénoncé les pratiques du MNA de Messali El-Hadj, accusé d'avoir "tenté de casser par les armes l'élan de la Révolution à l'intérieur comme en France", expliquant que "toutes les tentatives des dirigeants de la Révolution de faire rallier le fondateur de l'Etoile nord-africaine (ENA) au FLN, y compris en lui proposant le poste de dirigeant suprême ont été vaines".

L'historien Djerbal a expliqué, en revanche, que "beaucoup de militants communistes et messalistes ont rejoint individuellement le FLN, dirigé des opérations armées et beaucoup d'entre eux sont tombés au champ d'honneur, guillotinés ou emprisonnés", ce que Mechati a approuvé.

L'auteur a, par ailleurs, réservé un chapitre à la vie et aux sacrifices des militants dans la clandestinité, un autre à la naissance de la Fédération de France du FLN, dans un contexte marqué en France par la prééminence des militants du MNA (Mouvement national algérien) et un troisième aux événements du 8 mai

1945, se souvenant que "beaucoup de libérateurs de la France du Nazisme ont été choqués en apprenant ces massacres et ont commencé à militer pour l'indépendance nationale".

Mohamed Mechati est né le 21 mars 1921 à Constantine. Il prit part à la Seconde Guerre mondiale. Démobilisé en 1945, il intègre le Parti du peuple algérien (PPA), à l'Organisation spéciale (OS), au (MTLD) et au CRUA. Il était responsable d'une zone dans l'Algérois sous l'autorité de Mohamed Boudiaf, avant d'être muté dans le Sud-Ouest.

En France, où il était envoyé pour des soins pulmonaires, il participa à la création de la Fédération du FLN. "La majorité des responsables de l'OS avaient des problèmes pulmonaires et beaucoup ont été amputés d'une partie de leur poumon, selon l'historien Djerbal, à cause des conditions difficiles dans lesquelles ils vivaient notamment durant la clandestinité".



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