Lundi, Février 06, 2012

Culture

L'Algérie à l'honneur au Maghreb des livres de Paris qui se tient ce week-end à Paris

Onze auteurs de diverses régions du pays seront présents aux côtés des 120 écrivains maghrébins établis dans l'Hexagone et français, pour la 16e édition du Maghreb des livres (MDL), prévu samedi et dimanche à Paris, qui met à l'honneur l'Algérie.

Ces auteurs parmi lesquels figurent Amine Zaoui, Maïssa Bey, Djamel Mati, Youcef Merahi, Lazhar Labter entre autres iront à la rencontre de leurs lecteurs et du public en animant des discussions et en dédicaçant leurs ouvrages mis en vente à l'occasion de ce salon.

L'objectif de cette manifestation, organisée par l'association "Coup de Soleil", est de mettre en valeur l'ensemble de la production éditoriale relative au Maghreb, éditée dans les deux rives de la Méditerranée sous toutes ses formes, la littérature, à travers les romans et la poésie, mais aussi d'essais, de bande dessinée, de beaux livres, etc.) û et dans ses expressions arabe, française et tamazight.



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Documentaire. « Daniel Timsit, l’algérien ». L’enfant de Birkhadem. Portrait d’un personnage exceptionnel réalisé par Nasredine Guenifi et projeté à Paris.

Le Magic Cinéma, de Bobigny, en banlieue parisienne, vient de projeter en avant-première, le documentaire du réalisateur Guenifi, intitulé Daniel Timsit l’Algérien, relatif au communiste et résistant anticolonialiste, d’origine judéo-berbère, né en 1928 à Alger et décédé en 2002 à Paris où il exerçait comme médecin.

Ce documentaire se veut un hommage aux combattants algériens non musulmans qui ont participé activement à la guerre pour l’indépendance de leur pays et qui sont aujourd’hui injustement oubliés ou méconnus.

Daniel Timsit, de mère constantinoise, de père algérois et d’un grand-père, rabbin de Constantine, n’aime pas, de par ses « valeurs internationalistes et universalistes », se définir sur une base ethnique. Sans renier ses origines, il se considère citoyen d’une nation formée de divers apports. Il évoque dans le film ce qui a déterminé son engagement militant.

C’est d’abord la misère insoutenable dans laquelle le colonialisme avait jeté les « indigènes », comme les colons aimaient à désigner les Algériens de souche. Puis, le « combat contre le nazisme et le fascisme », quand les dirigeants nationalistes et les communistes avaient été jetés en prison par les autorités coloniales vichystes, parce qu’ils avaient refusé de jouer le jeu des nazis. Et enfin, son adhésion « naturelle » au Parti communiste algérien, qui était la seule formation politique qui accueillait les militants de toute origine.

Ce parti a forgé sa conscience politique, ainsi que ses idéaux humanistes et de justice, mais l’avait «obscurci », selon lui, pour ce qui est de la question de l’indépendance de l’Algérie, une dimension qu’il trouvait bien claire chez les jeunes militants nationalistes, de sa génération, du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques, de Messali Hadj, des militants auxquels l’unissait le fraternel combat anticolonial.

Il raconte son engagement dans la lutte indépendantiste, dès les jours suivant l’appel émancipateur du FLN de novembre 1954. Il faisait alors partie de l’Union des étudiants communistes à l’université d’Alger.

Sa principale activité, à ce moment-là, avait été la mise sur pied, avec ses camarades de section, à Birkhadem, à la périphérie d’Alger, d’un laboratoire de fabrication de bombes destinées au FLN et aux combattants de la libération (branche armée du PCA). Arrêté en octobre 1956, torturé et emprisonné, il sera libéré à la veille de l’indépendance de son pays*.

Les gens, en particulier les jeunes Algériens, ont tendance, selon lui, à oublier les horreurs du colonialisme qui a « bloqué le développement historique normal des sociétés » soumises à sa domination. Pour autant, il ne dédouane pas les dirigeants du mal qu’ils ont fait à l’Algérie indépendante, à commencer par la guerre fratricide de l’été 1962. Il regrette aussi le départ massif des Algériens d’origine européenne et juive, qu’il considère comme un drame. « Ils n’ont cependant pas été chassés » a-t-il tenu à préciser.

Il fait part de son espoir de voir s’établir entre la France et l’Algérie des relations sur une base d’égalité et de respect mutuel. Mais pour lui, celles-ci ne doivent pas occulter la « vérité historique » des méfaits du colonialisme qui doivent être reconnus par la France. « On a traduit en justice les criminels de guerre serbes, a-t-on jamais traduit en justice, s’interroge-t-il dans le documentaire, des militaires français de haut rang, qui ont pratiqué officiellement la torture sur des milliers d’Algériens ? »

*Les frères de Daniel Timsit et sa sœur étaient également engagés pour l’indépendance. Sa sœur a été arrêtée et torturée lors de la Bataille d’Alger. (Algérie, récit anachronique, Daniel Timsit. Ed. Bouchène, Alger 1998).

Hakim Arabdiou



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La 13-ème édition du festival "Maghreb, si loin, si proche", en France "London River" et "Adieu Gary" représentent l’Algérie

La 13-ème édition du festival "Maghreb, si loin, si proche", qui se tient jusqu’au 31 janvier en cours, en Aude et Pyrénées-Orientales dans le sud-est de la France. L’Algérie participe à cette manifestation culturelle, avec "London River", de Rachid Bouchareb et "Adieu Gari", de Nassim Amaouche. Ce festival réunit des créateurs des pays du Maghreb et d'autres pays du pourtour méditerranéen autour de films.

Les films sélectionnés dans cette édition évoquent des questions d’actualités, notamment le terrorisme, le conflit de générations et l’émigration.

D’ailleurs, "London River", est le premier long métrage qui traite l’attentat terroriste qui a frappé Londres, en 2004. Ce film a déjà participé au festival international de Berlin. Il a suscité une polémique autour de lui, notamment en matière du dialogue et l’approche du réalisateur et le scénariste, sur l’idée du film. Bouchareb essaye à travers "London River" de soulever le regard de la Grand Bretagne envers les musulmans, en les considérant tous comme des terroristes.

Le réalisateur algérien Nassim Amaouche participe, également, dans ce festival avec son long métrage "Adieu Gari", produit en 2009. Ce film a décroché le grand prix de la Critique, lors du festival de Caen, l’an passé. Notons que le jeune talent qui a participé dans ce film, nous a quitté il y’a quelque temps, suite à un grave accident de circulation.
Des longs métrages maghrébins seront également présentés lors de cette édition à savoir : "L'autre moitié du ciel" de la tunisienne Kalthoum Bornaz. Plusieurs d’autres films marocains sont programmé, dont "Casa Negra" de Nourddine Lakhmari, "Number One" de Zakia Tahiri, et "Amours voilées" Aziz Salmy.

Différentes autres activités sont au menu de cette 13ème édition, notamment des débats, des colloques, des expositions de peinture et de photos, des conférences, ainsi que des soirées festives. Fondé en 1997, ce festival est organisé par un collectif associatif d’Aude et Pyrénées-Orientales.



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Yennayer: les jours de la vieille ou Les jours de l’emprunt : Ussan n umerdil

Incontestablement,Yennayer a de tout temps constitué pour nos montagnards principalement la période la plus redoutée de par la sévérité et la rigueur qui la singularise des autres mois de l’hiver. C’est à juste titre d’ailleurs qu’elle symbolise famine et stérilité eu égard aux neiges abondantes et autres pluies torrentielles qui, d’une part, cloîtrent hommes et bêtes dans les maisons et provoquent des dégâts importants, parfois même des pertes humaines d’autre part.



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Yennayer ou la porte de l’année: sous le signe de la fécondité

La célébration de Yennayer coïncidant annuellement avec le 12, 13 ou le 14 du mois de janvier, c’est selon la référence des uns et des autres, l’une des facettes de notre patrimoine, est en nette déperdition comme d’ailleurs d’autres us et coutumes victimes de valeurs qui nous sont étrangères en tout point de vue auxquelles nous nous agrippons au nom d’une ouverture qui nous a plus appauvris qu’enrichis. Et dire qu’avec les rituels et autres pratiques qu’il charrie compatibles aussi bien avec toutes le bourses qu’avec le concept de modernité derrière lequel l’on se barricade pour mieux justifier notre immobilisme à l’endroit de nous-mêmes, Yennayer est un prétexte idéal pour la joie, la fête dans un esprit de convivialité qui, pourtant, nous fait cruellement défaut en ces temps d’incertitudes.



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