Il se déroulera du 20 au 25 mars prochain à Tizi-ouzou : nouveau visage pour le festival du film amazigh
Pour sa dixième édition de l’année prochaine, le festival du film amazigh s’apprête à une véritable métamorphose. Une mue qui se décline sous forme de plusieurs nouveautés à même de conférer à ce dixième anniversaire de la manifestation tout le faste qui lui sied.
D’abord, sur la plan de la domiciliation puisque le festival est désormais localisé à Tizi-ouzou, mettant ainsi fin à l’itinérance qui l’a caractérisé jusqu’ici. Une option délibérément choisie par son promoteur, le Haut Commissariat à l’Amazighité, avant qu’il ne vole de ses propres ailes à la faveur de son institutionnalisation en 2007 et sa promotion en manifestation internationale devant les succès qu’il a engrangé au fil des éditions précédentes. Une domiciliation et une fixation qui devaient intervenir tôt ou tard au vu des efforts d’ordre financiers mais aussi organisationnel titanesques que l’itinérance supposaient.
Secondo, le festival perdra ses couleurs de Yennayer, le nouvel an amazigh, sous lesquelles il se déroulait jusqu’ici puisqu’il les troquera pour celles du printemps. En effet, la manifestation se déroulera désormais, durant cette saison charnière de l’année, comme pour coller encore mieux aux couleurs de la région, le jaune et le vert des genets d’où d’ailleurs la wilaya tire sa toponymie amazighe. Elle interviendra aussi à quelques jours du printemps amazigh dont elle constituera une des festivités commémoratives.
Pour cette dixième édition, elle se déroulera du 20 au 25 du mois de mars prochain et aura comme site principal de déroulement la salle de cinéma Le Mondial, en voie de réhabilitation pour en faire une cinémathèque.
C’est Hachemi Assad, le commissaire du festival, qui nous en fait part, précisant que la manifestation sera éclatée puisque devant concerner bien de chefs-lieux communaux disposant d’infrastructures plus ou moins adéquates.
Venir en aide aux jeunes cinéatses
Notre interlocuteur, qui n’a pas trop voulu émettre le moindre commentaire sur ce choix émanant du ministère de la culture, au moment où certaines voix y voient une volonté de ghétoîser la manifestation, et partant la culture et la langue qu’elle véhicule, s’est dit déterminé à faire profiter la wilaya de Tizi-ouzou des dividendes du festival. Des dividendes et pas des moindres avec toutes les infrastructures aussi celles devant servir de sites de déroulement des activités du festival que celles d’accueil des festivaliers. Surtout justement que la wilaya enregistre une indigence manifeste en la matière.
Pas que cela, M.Assad tient mordicus à ce que ce festival soit aux standards internationaux avec l’organisation et le menu qu’il suggère. Il s’y met d’ores et déjà en procédant à la mise sur pied d’un comité d’organisation.
Pour ce qui est du menu proprement cinématographique, notre vis-à-vis déclare s’attendre à une participation de qualité, avec en sus, la perspective que le festival arrive à financer annuellement une à deux productions cinématographiques pour venir en aide aux nombreux jeunes cinéastes qui, en dépit d’un manque terrible d’assistance matérielle, se montre tenaces en produisant quasi régulièrement des œuvres très bien accueillies par les populations qui les acquièrent chez le disquaire du coin.












