Annaba : 7200 travailleurs en grève de la faim à ArcellorMittal
L’échec des négociations entre les syndicalistes d’Arcellor Mittal d Annaba et la direction général n’a pas conduit qu’à la paralysie du complexe d’El Hadjar. Les 7200 travailleurs en grève illimitée depuis lundi 6 juillet viennent en effet d’alerter l’opinion sur leur volonté de se mettre en grève de la faim.
Tel fut le cas quand, face aux revendications salariales, la direction évoqua la crise économique mondiale et fit semblant de concéder une augmentation de 10%, dont 5% avec effet immédiat et le reste pour juillet 2O1O.
Une manière de mettre un terme au dialogue avec des vis-à-vis syndicaux qui n’admettaient aucune comparaison avec la situation en occident pour justifier une compression de personnels et des salaires de misère.
"Fuite des capitaux" et promesses d'investissement
Un open pour le climat de tension perceptible partout dans le complexe. Le meeting animé hier par le porte-parole du syndicat témoigne du degré de mobilisation des travailleurs convaincus de la justesse de leur action.
Surtout quand ils apprennent les différentes malversations et autres affaires douteuses dénoncées par la nouvelle équipe syndicale. «Grand Smithy Wordks, Shree international, Efes, importation de billettes, etc. ».
Autant de cas «prouvant davantage la fuite de capitaux qu’une gestion rationnelle du complexe sidérurgique», dénonçait à haute voix l’animateur du rassemblement qui, accusateur, s’interrogeait également sur le sort des promesses d’investissement et de renouvellement des équipements. «Rien, absolument rien n’a été fait ni au complexe de Bellara (Jijel) ni à Annaba», a-t-il encore souligné.
Une bataille dans laquelle les travailleurs mettent tous leurs efforts avec, d’entrée, la grève de la faim depuis aujourd’hui des membres du panel des négociateurs.
En attendant celle, trois jours plus tard, des 7200 travailleurs. Une affaire suivie de près par la centrale syndicale UGTA. Et par les patrons d’ArceloMittal. Affaire à suivre !












