Jeudi, Février 09, 2012

Port de Béjaïa, des centaines de milliers de tonnes de marchandises diverses en souffrance depuis 2005


On ne sait plus si cela relève de la mauvaise gestion ou du sabotage : plus de 1 100 tonnes de sucre, en souffrance au port de Béjaïa depuis 2005, font désormais partie de la marchadise déclarée avariée.

La raison ? Problèmes de procédures douanières. Entre l’entreprise destinataire de la marchandise, dont le siège es à Sétif, et les services de douane un différend de type réglementaire «a condamné au pourrissement cette marchandise stockée quatre années sur une surface de 200m2», apprend-on de sources portuaires.

Comme à cette marchandise inutilement stockée s’ajoutent d’autres, celles dont les quantités sont souvent plus importantes, on se demande bien dans quels espaces ce port va encore poursuivre son activité. Car des centaines de milliers de tonnes de produits divers sont, en effet, en souffrance et attendent depuis longtemps d’être enlevées par leurs propriétaires. Qui de l’entreprise portuaire ou des importateurs en sont le plus pénalisés ? En tout cas pas l’institution douanière dont les éléments justifient leur conduite par l’application stricte règles et formalités de dédouanement.

Lors d’un conseil inter ministériel (SIM) le gouvernement Ouyahia avait pris des mesures visant à améliorer le fonctionnement des ports, dont l’exclusion de toutes les entreprises publique et privées inutilement présentes dans les enceintes portuaires. Il s’agissait d’abord et surtout de décongestionner les ports qui, tous, étouffent sous le poids de marchandises diverses depuis plusieurs années.

Il s’agit souvent de produits qui demandent à être traités en priorité, en raison notamment des grands espaces d’entreposage qu’ils occupent et des surcoûts d’exploitation qu’ils génèrent. Une situation qui n’est pas sans rappeler celle, pas très ancienne, des tonnes de produits comme le sucre, la viande, les boissons, les fruits, la pomme de terre, et dont personne n’en connaît le sort.

Seront-ils retournés à l’envoyeur ou, tout simplement, jetés à la mer ? En attendant de régler les problèmes de non-conformité aux exigences du client, de l’absence ou du manque d’étiquetage, des contentieux financiers entre autres prétextes au non enlèvement des marchandises, une proposition de solution fait débat à Béjaïa : la construction de deux ports secs à Beni Mansour et Bordj Bou Arréridj.




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