Jeudi, Février 09, 2012

Energies propres, un marché algérien de 40 milliards de dollars/an qui enflamme les convoitises


Parmi les entreprises italiennes qui prendront part à la 16e conférence internationale du gaz liquéfié (LNG16) qui se tiendra du 8 au 12 avril 2010 à Oran, nombreuses seront celles dont l’intérêt s’orientera vers les énergies renouvelables, a laissé entendre l’ambassadeur de ce pays en Algérie lors de sa récente tournée dans l’ouest du pays. Sauf que, sur ce marché, d’autres sources diplomatiques indiquent que bien d’autres pays d’Europe et d’Amérique inscrivent, eux aussi, le rendez-vous oranais parmi leurs priorités.

Le programme aux commandes duquel officie personnellement Chakib Khelil a déjà eu les faveurs du président de la République qui recevait, le 6 septembre, son ministre de l’Energie et des Mines pour audition. Un programme ambitieux pour lequel Bouteflika a d’ailleurs promis de consacrer un fonds spécial.

 

Il s’agit de réaliser quatre centrales hybrides nécessitant une superficie totale de 152 ha. Dont celle de Hassi R’mel en construction par l’espagnole Abener pour un montant de 315 millions d’euros. L’effort vaut son pesant de…financement tant que l’après-pétrole demeure la préoccupation majeure des autorités.

Contrairement au nucléaire, dont les réserves prouvées de l’Algérie n’excèdent pas les 29000 tonnes, quantités à peine suffisantes pour faire tourner trois centrales, le soleil peut, à lui seul ou en alternance avec le gaz, satisfaire la consommation interne et répondre à une forte demande externe. Le sud est en effet un atout non négligeable en matière d’énergie, qu’elle soit propre ou polluante.

Plus de 3500 heures d’ensoleillement annuel, d’importantes capacités de production et d’exportation de gaz, qui dit mieux dans l’espace nord-africain où la concurrence tournera sans doute en faveur du pays qui offrent les meilleurs garanties de construction et d’exploitation de centrales hybrides (solaire/gaz) ?

Voilà pourquoi de grandes multinationales opérant au Sahara souhaitent bénéficier d’une sorte d’ordre de priorité, comme si une longue présence dans le sud algérien pouvait constituer un quelconque droit de préemption. C’est que l’affaire pèse du poids de 40 milliards de dollars/an, garanti par la fiscalité pétrolière à hauteur de 0,5% et des subventions de l’Etat non limitées.

Mas Aghilès




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