Lundi, Mai 21, 2012

Karim Djoudi à propos du SNMG : "Aucune discussion à ce jour sur le niveau d’augmentation"


« Nous n’avons tenu aucune discussion à ce jour sur le niveau d’augmentation du SNMG. Nous attendrons la tripartite et nous ajusterons éventuellement dans une loi complémentaire le bon niveau qui sera retenu à cette occasion ». C’est ce qu’a déclaré jeudi dernier Karim Djoudi ministre des Finances en marge de la séance plénière de l’APN consacrée aux questions orales des députés.

« Vous savez que la discussion sur le Salaire national minimum garanti (SNMG) s’opérera au niveau de la Tripartite. La loi de finances a pour obligation de prévoir une dépense, et nous avons inscrit une provision qui peut être inférieure ou supérieure et nous aurons à corriger en fonction des discussions », a encore ajouté le premier argentier du pays qui a démenti certaines informations parues dans la presse nationale selon lesquelles un seuil de 3000DA aurait été fixé par la Loi de finances 2010 adoptée dernièrement en Conseil des ministres.

 

Par ailleurs, le ministre des Finances a annoncé que la dette publique a été fortement réduite ces derniers mois, à moins de 1% par rapport au Produit intérieur brut (PIB). Selon Karim Djoudi, la dette extérieure publique est aujourd’hui estimée à moins de 500 millions de dollars, tandis que la dette intérieure publique est de l’ordre de 750 milliards de dinars.

Il est utile de savoir que la norme qui est retenue en matière de gestion de la dette est de 60% et que les pays qui sont aujourd’hui en situation de crise ont des normes qui dépassent les 60% du PIB (jusqu’à 130%).

Des réserves de change égales à 3 années d’importations

Le premier argentier du pays a d’autre part reconnu que notre pays a enregistré une réduction des recettes, une situation induite, selon lui, par la baisse des prix du pétrole, « soit de l’ordre de 50% de nos recettes extérieures et une baisse quasi équivalente de nos recettes fiscales pétrolières ».

La situation macroéconomique du pays se présente comme suit : d’abord, un solde global du Trésor qui est légèrement négatif, un fonds de régulation des recettes qui est maintenu à 4288 milliards de dinars à ce jour soit 40% du PIB, et une réduction de notre endettement aussi bien interne qu’externe, et enfin des réserves de change consolidées voire même en augmentation.

« Et donc, si l’on doit observer les résultats macroéconomiques compte tenu du contexte international de baisse des prix et de l’activité mondiale qui touche l’ensemble des pays, notre pays a dans ce contexte général et malgré la baisse des recettes fiscales pétrolières, dispose d’un fonds de régulation qui s’est stabilisé, une dette extérieure et intérieure qui a diminué et des réserves de change qui se sont stabilisées voire qui ont légèrement augmenté », a affirmé M. Djoudi assurant que l’Algérie « a pris toutes les dispositions nécessaires » pour assurer le financement interne et externe grâce à ses réserves de change égales à 3 années d’importations.



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