Lundi, Mai 21, 2012

Le chèque obligatoire pour réduire le blanchiment et le financement du terrorisme avec l’argent de la drogue


Un projet de loi rendant obligatoire le recours au chèque pour toute transaction financière de l’ordre de cinq cents mille dinars (500.000 DA) et plus est en phase d’élaboration au ministère des Finances, a révélé une source proche du département de Karim Djoudi.

Cette proposition de loi, qui transitera par le «filtre» du Premier ministère avant d’atterrir au bureau de l’Assemblée nationale à l’ouverture de la session d’hivers, pose quand même la question de savoir pourquoi sa devancière en la matière, celle qui exigeait le recours au chèque quand la somme atteignait à peine cinquante mille dinars (50.000 DA), avait été purement et simplement abandonnée.

Elle avait été initiée, en 2005, par Ouyahia et mise au placard, vers fin 2006, par Belkhadem. Ce qui, à l’évidence, rendait inévitable la question de savoir si le clan du contrôle et de la régulation ne venait pas d’être défait par celui de la rente et l’enrichissement au nom de «tidjara hallal»(1).

Encore qu’une telle question ne va guère sans l’autre : la bulldozer-méthode Bouteflika n’a-t-elle pas contraint au silence jusqu’au bruit du salut militaire ? Mais comment dans ce cas expliquer sa décision de remplacer Ouyahia par Blekhadem alors que le chef du RND est étiqueté homme de l’institution dont les hauts gradés seraient coupables de comportements nuisibles à l’économie algérienne.

Kafkaïenne est cette situation est l’acteur paraît à la fois lui-même et son contraire, le contraire du contraire et son double. Situation à laquelle Bouteflika lui-même finit par ne rien comprendre. Lui qui, depuis son mea-culpa de juillet 2008, aurait pris des mesures à même de remettre de l’ordre dans une maison gravement ouverte au laisser-aller et à la rapine. Toutes les mesures nécessaires à la lutte contre la corruption, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Parmi lesquelles le projet de loi obligeant l’usage du chèque pour toute transaction égale ou supérieure à 500.000DA, actuellement en élaboration au niveau du ministère des Finances.

Les informations et l’action de la cellule de traitement du renseignement financier (CTRF) Algérie auraient contribué à mettre hors d’état de nuire les éléments au pouvoir qui avaient, en juillet 2006, poussé à la porte Ouyahia et tué dans l’œuf la mesure de recourir au chèque comme moyen de lutte contre le blanchiment d’argent provenant de la drogue ou du racket.

Surtout que, selon des conclusions d’enquêtes, l’interconnexion entre les milieux de la drogue et du terrorisme islamiste n’est plus à démontrer. Sans oublier ceux des bijoutiers et des agences immobilières, où l’argent sans trace circule à la vitesse grand V.





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Commentaires  

 
0 # Mehrani 2009-10-13 14:14 Ce n'est plus du blanchiment, c'est de la galvanoplastie! Toute mesure tendant à faire valoir le droit au chèque sera voué à l'échec ( les chèques ). Ce n'est pas facile.
Un pays qui ne reconnait ni les chèques ni les factures, forcément…
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