Les décisions de la tripartite ne suscitent pas de satisfaction dans le monde du travail
Un SNMG à 15000 da. Et après ? Rien, diraient les travailleurs concernés par la hausse de 25% du salaire national minimum garanti, décidée lors de cette treizième tripartite. L’on s’attend globalement à ce que cette revalorisation n’ait pas d’impact sur le pouvoir d’achat.
Car, généralement et c’est devenu une tradition à chaque fois qu’il y a augmentation du SNMG, les prix flambent en parallèle. Certes, la réunion tripartite tenue les 2 et 3 décembre a mis fin à la traditionnelle révision de 2000 da en accordant aux travailleurs 3000 da de plus mais beaucoup de chose restent à faire pour freiner l’érosion du pouvoir d’achat des algériens notamment les retraités qui ont gagné 1250 da de plus.
Le ministre du Travail, de l'emploi et de la sécurité sociale, M. Tayeb Louh, a en effet affirmé à l’issue de la réunion avec l’UGTA et le patronat que le niveau minimum des pensions de retraite sera porté de 10.000 DA/mois à 11.250 DA/mois dès janvier 2010.
Ainsi, l'augmentation de 25% du salaire national minimum garanti (SNMG) aura une petite incidence sur les retraités. Pour l’heure, le nombre des concernés par cette décision n’est pas encore connu. Idem pour les travailleurs touchés par les augmentations
Les chiffres seront déterminés en fonction des accords qui seront conclus dans le secteur économique lors de la révision des conventions collectives.
Qu’en est-il des fonctionnaires? Là, c’est un autre dossier. A ce sujet, Louh avance que l’incidence « n'est pas directe en général » Ce qui veut dire que les salaires des travailleurs de la Fonction publique ne seront relevés qu’après la finalisation du régime indemnitaire. En somme, on est loin de la satisfaction dans le monde du travail même si du côté du gouvernement on assure : l’augmentation est substantielle.












