Les exportations de l'Algérie vers les pays arabes en baisse de 50%
L'Algérie n'a pas profité de son adhésion à la zone arabe de libre échange (ZALE). Ses partenaires dans cette région ont en revanche su bénéficier de cette ouverture.
Les importations de l’Algérie réalisées dans le cadre de la Zone arabe de libre échange (Zale) ont en effet connu une hausse de 46,6% en 2009. En parallèle, ses exportations vers ces pays ont drastiquement chuté. Cette baisse est de 50% selon le centre national de l'informatique et des statistiques ( CNIS).
Les importations ont globalement atteint 1,6 milliard de dollars en 2009, en hausse de 511 millions de dollars par rapport à 2008. Les exportations algériennes vers les pays de la Zale, sont passées de 246,7 millions de dollars EN 2008 à 124,7 millions de dollars EN 2009 enregistrant ainsi une chute de 49,44%,
Avec ces chiffres, la balance des échanges de l'Algérie dans le cadre cet accord une année après son entrée en vigueur est largement déficitaire. Le CNIS explique cette baisse par le fait que l'accord n'est intervenu sur le terrain qu'à partir du 1er avril 2009, soit avec trois de retard.
Reste que cet argument ne peut expliquer à lui seul une telle chute. Il faut reconnaître que le produit made in Algeria a du mal à pénétrer le marché arabe. Car, l'Algérie qui accorde des facilités à ses partenaires dans cette région ne bénéficie pas du même traitement.
En détails, il y a lieu de souligner que la baisse la plus importante (53,7%) concerne les produits industriels, lesquels ont totalisé 102,8 millions de dollars en 2009, contre 222 millions en 2008, selon le CNIS. Les produits alimentaires ont également enregistré une baisse de 10,7%.
Une "liste négative"
Sur un autre plan, le manque à gagner en droits de douanes résultant de l'octroi des avantages préférentiels aux marchandises des pays de la Zale est évalué à 10,4 milliards de DA.
Par pays et par classement, l'Egypte occupe toujours la première place avec une part de 34,3% de l’ordre de 550,6 millions de dollars, suivie par la Tunisie (+21,6% - 347,5 millions de dollars), l'Arabie saoudite (+10,4 % - 166,5 millions de dollars), la Jordanie (+7,7% -123,9 millions de dollars) et le Maroc avec une part de 7,6 % et 121,8 millions de dollars, note le Cnis.
Notons que l'Algérie semble décidée à rattraper le coup en arrêtant une en ce début d'année au une "liste négative" de plus 1.100 produits dont elle interdit désormais l'importation auprès des pays membres de la Zale. Cette liste négative, établie par la chambre algérienne de commerce et d'industrie (CACI) en collaboration avec les opérateurs économiques et avalisée par le Premier ministre, comprend plusieurs catégories de produits.
Il s'agit notamment des filières que l'Algérie estime ''prioritaires'', méritant d'être protégées pour une durée déterminée tels les produits de l'industrie agroalimentaire, les produits agricoles, le textile, le papier et l'électroménager.
Il faut espérer que de telles mesures, prises en retard il faut le reconnaître, feront redresser la barre et apporteront les résultats escomptés.












