Main d’œuvre étrangère, des Sri-lankais massivement présents sur des chantiers algériens de travaux publics
L’information selon laquelle des Sri-lankais atterrissent à Alger attire depuis quelque temps l’attention. Surtout depuis que des témoins signalent leur acheminement par vagues successives à l’est du pays. Plutôt pour servir d’ouvriers que pour faire du tourisme. Reste à savoir si, se demande fort à propos un employé de l’aéroport, ils sont là pour le compte d’expatriés de l’empire du milieu ou du pays du soleil levant.
Des entreprises chinoises et japonaises réalisent en effet d’importants tronçons d’autoroute à l’est du pays et, non contents de leur rapport avec la main d’œuvre locale, risquent d’enfreindre à l’engagement d’employer les Algériens dans toutes les tâches d’exécution.
Nos sources ne s’expliquent pas comment des Chinois ou des Japonais osent recourir à l’encadrement sri-lankais alors que leurs ingénieurs et techniciens sont d’une expertise avérée. Mais la grande question est, évidemment, celle de savoir si l’inspection de travail et la direction de l’emploi sont, sur ce dossier, «autorisées» à vérifier si ces personnels étrangers disposent d’un permis de travail ou sont employés en noir.
A moins d’une autorisation spécialement négociée avec le ministère algérien des Affaires Etrangères et là, on comprendrait la pensée de Abdelhamid Temmar faisant l’éloge des Chinois dont «les ressorts de flexibilité permettent d’aboutir au plan international à des prix imbattables et une qualité de travail remarquable».
Autrement dit l’Algérie a davantage intérêt à recourir jusqu’aux balayeurs et gardiens de nuit chinois qu’à sauver du chômage des plombiers algériens, peintres ou soudeurs diplômés de ses propres CFPA. Sitôt dit sitôt entendu. Preuve en est ces étrangers qui débarquent en Algérie, les uns seuls et sans «passeurs» et les autres dans les bagages de concitoyens engagés dans la réalisation de projets d’habitation ou de l’autoroute est-ouest.
Mais les uns et les autres, issus qui de pays africains qui du lointain continent asiatique, ont ceci de commun qu’ils viennent tous à la recherche d’un travail. Comme si le chômage en Algérie a subitement été enrayé.
Au pays de l’exportation à prix d’or du gaz et du pétrole la dette extérieur est quasiment remboursée et les réserves de change sont sérieusement consolidées. Dans les grands projets publics d’équipement et dans l’auto-construction l’argent coule déjà à flot. Une aubaine pour les ventres creux prêts à faire n’importe quel boulot et à n’importe quel prix, et pour des sociétés étrangères en quêtes de main d’œuvre bon marché.
Des chiffres officiels indiquent que 32 000 étrangers représentant 105 nationalités travaillent effectivement en Algérie. Parmi lesquels 45 % sont des Chinois, 11 % des Egyptiens, 3,5 % des Italiens, le reste est constitué de Philippins, d’Américains, de Français et de Canadiens.
Mas Aghilès













Commentaires
set stratige mefait pounce a nous enecets .
quelle siot la lgerie pur les algeriens.
merci
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