OPEP, consensus sur le maintien des quotas fixés au sommet d’Oran
En réunion dès aujourd’hui à Vienne, les membres de l’OPEP ne semblent pas prêts à revoir à la hausse les quotas de production fixés à 24,84 millions de barils par jour à l’occasion du sommet d’Oran, en décembre 2008.
Preuve en est la déclaration du ministre saoudien du pétrole, Ali Al-Nouaïmi, qui mettait en avant, depuis la capitale autrichienne, l’argument de « la stabilité actuelle du marché et la bonne santé des prix». Plutôt prudents que confiants, les animateurs du cartel pétrolier rejoignent en cela le point de vue des analystes de JBC Energy, qui préviennent : «une augmentation de la production serait préjudiciable vu le niveau actuel des stocks du brut et des produits raffinés.»
Un avertissement prélude à une nouvelle réduction de la production ? «Pas du tout», a répondu hier Al-Nouaïmi, satisfait d’un baril entre 68 et 73 dollars. Une position qui se trouve être celle de l’Algérie mais pas pour les mêmes raisons. Chakib Khellil s’oppose à la baisse de production parce que, a-t-il regretté lundi à Alger, «la décision prise par l’OPEP lors de la réunion d’Oran n’a pas été appliquée à 100%.»
Le ministre algérien de l’Energie et des Mines regrette que, neuf mois après le rendez-vous oranais, des pays membres de l’Organisation ne respectent toujours pas l’engagement de réduire leur production. De quels pays s’agit-il? Khellil élude la question par une manière à lui de ne pas sacrifier la proie pour l’ombre : «si les engagements d’Oran avaient été respectés les retombées sur le marché auraient été substantielles». Message reçu cinq sur cinq, notamment par la partie iranienne dont le représentant au sein du cartel se refuse à toute révision des quotas de production.
Car avec baril à 66-67 dollars, les prix sont quand même au dessus de la moyenne.
Les statistiques montrent en effet que, de 2000 à 2008, le prix moyen du pétrole s’établissait autour de 49 dollars. Et si l’engagement de réduire la production de 2,2 millions de barils avait été respecté ?
M.F












