Production céréalière de la campagne 2008/2009: un volume record de six millions de tonnes
L’Algérie a réalisé une campagne céréalière 2008/2009 « exceptionnelle » faisant de l’année 2009 une «année référence », grâce à une production sur champs de 6,12 millions de tonnes dont 2,13 millions de tonnes ont été vendues par les céréaliculteurs aux coopératives de céréales et de légumes secs (CCLS) -contre 1,5 million en 1991, année durant laquelle les CCLS avaient réalisé leur plus importante collecte.
C’est ce qui ressort du bilan de la campagne céréalière 2008/2009 présenté, jeudi, par le ministère de l’Agriculture en présence du premier responsable du secteur, Rachid Benaissa, et des professionnels de la filière réunis au siège du ministère.
Outre les conditions météorologiques favorables (pluviométrie abondante), c’est surtout «la conjonction des intérêts» des différents acteurs impliqués dans la filière de la céréaliculture qui a favorisé cette production céréalière «importante» et «systématique» comme l’a relevé le secrétaire général du ministère de l’Agriculture à l’ouverture de cette rencontre.
500 moissonneuses-batteuses
Intervenant à l’occasion, Rachid Benaissa qui n’a pas caché satisfaction quant aux résultats enregistrés, a néanmoins estimé que « le succès doit être modeste », appelant les professionnels de la filière à donner le meilleur d’eux-mêmes pour de meilleurs résultats.
Il exhorté les céréaliculteurs « à persévérer » dans leurs efforts à travers notamment la rationalisation de l’utilisation des potentialités tant humaines que matérielles mobilisées sur le terrain.
Par ailleurs, une convention a été signée entre la Banque de l’Agriculture et du Développement rural (BADR), la société de production de matériel agricole Trading (PMAT) et les coopératives des céréales et légumes secs (CCLS) en présence du ministre du secteur Rachid Benaissa et les représentants des trois institutions sus-citées. Cette convention a trait au financement de l’acquisition de 500 moissonneuses-batteuses et l’équivalent en tracteurs et matériel d’accompagnement.
Une bonne partie du montage financier de cette opération, de l’ordre de 8 milliards de dinars, est prise en charge par la BADR, le reste relèvant du soutien de l’Etat.












