Lundi, Mai 21, 2012

Ramadan, rentrée scolaire et fête de l’Aïd : les Algériens face au triangle faucheur


Avec les rendez-vous annuels qui se profilent à l’horizon, le commun des Algériens aura assurément et ce comme il est désormais de coutume, du pain sur la planche. La frustration s’installe d’ores et déjà dans les esprits des ménages algériens à l’approche de trois rendez-vous «cruciaux» : le Ramadan, la rentrée scolaire et l’Aïd El Fitr.

Le contexte n’est guère alléchant, s’accordent à dire les petites bourses soumises à une véritable saignée engendrée par une hausse vertigineuse des prix des produits de large consommation. En effet, pour s’en apercevoir il n’y a qu’à voir la mercuriale qui s’affole à l’approche à grands pas du mois sacré du Ramadan.

Hormis certaines variétés de légumes qui «observent» un temps de répit probablement avant le grand envol prévu le jour «J », la flambée des prix de la viande rouge et blanche donne vraiment du fil à retordre aux petites bourses, appelées de surcroît à « traiter » de la même manière avec la rentrée scolaire et la fête de l’Aïd.

Les marchands dont certain ont l’appétit vorace, eux, font fi des recommandations des pouvoirs publics qui pourtant ne cessent de promettre aux citoyens un Ramadan des plus clément. « C’est désormais une rengaine dont nous ne nous accommodons plus désormais !», crient, avec force, de nombreux citoyens.

La tomate a déjà atteint le plafond

L’état d’inflation quasi généralisée qui caractérise le marché à l’heure actuelle, donne des soucis à nos malheureux concitoyens qui redoublent d’ingéniosité et de ruse pour y faire face. Chacun à sa manière. D’Oran à Constantine, d’Alger à Bechar, la mercuriale ne semble pas près de mettre un terme à sa course folle.

En effet, rien ne promet que le légume « référence », la pomme de terre, cédé actuellement sur le marché entre 40 et 45 DA ne va pas atteindre des cimes à la veille du mois sacré. De même que rien n’assure que la tomate dont les prix ont déjà atteint de le plafond ces jours-ci puisque cédée à 60DA contre 40 et 45DA pour celle destinée à la transformation, ne va pas elle aussi faire des siennes.

Concernant la tomate, force est de reconnaître que l’on est loin des prix pratiqués durant l’été 2008, entre 30 et 45 dinars. Idem pour les haricots dont le prix varie entre 100 et 120DA/kg. D’autres produits, tels que le café, les produits laitiers et l’huile de table ne sont pas aussi en reste. En ce qui concerne l’huile, le prix de la bouteille de 5 litres est passé de 450 DA à 580 DA, le sucre est, lui, passé de 60 DA à 70 DA/kg.

Les circuits de distribution à la merci des spéculateurs sont les premiers à être pointés du doigt. En effet, les mandataires qui sont unanimes à mettre à l’index les réseaux de spéculateurs qui, estiment-ils, contrôlent les leviers d’un créneau qui échapperait totalement à la régulation.

La rentrée scolaire, puis l’Aïd finiront par achever les bourses des citoyens. Doublée à une forte appréhension quant au danger que fait planer la grippe A (H1N1) sur nos chérubins, la rentrée scolaire de cette année finira sûrement par mettre à genoux des pans entiers de la société, en termes de dépenses cela s’entend.



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