Algérie-Egypte, les Lampions se sont éteints et l'euphorie s'est dissipée: et Après ?
Ce signal hautement symbolique de la maturité du peuple algérien interpelle nos dirigeants pour canaliser toutes ces énergies et faire sauter les verrous qui entravent les libertés et créer les conditions d'une nouvelle gouvernance fondée sur un Etat de droit et la satisfaction des aspirations et revendications légitimes de nos concitoyens.
Les dirigeants, désormais mis en demeure de ne point y voir une aubaine pour faire diversion, ne peuvent plus maintenir le statu quo et détourner les regards des véritables problèmes, dont la misère, le chômage endémique, les harragas, les enseignants en grève, les syndicats autonomes qui peinent à faire entendre leurs voix, la baisse du pouvoir d'achat, les affaires de corruption, l'impunité des personnalités au sommet de l'Etat impliquées dans des scandales de toute nature, la liberté d'expression et de réunion muselée de jour en jour, etc. Une opportunité à saisir en vue de corriger les erreurs du passé, de se légitimer en lançant de véritables politiques économique, sociale, culturelle afin de réaliser le rêve de toute cette jeunesse qui aspire à se mobiliser et construire un avenir radieux.
Une aspiration tout à fait possible si ces dirigeants, plus soucieux de leur devenir propre que de celui du peuple, ne s’étaient pas mis à puiser dans les caisses de l'Etat pour acheter la paix sociale. L’instauration d'un pont aérien, la distribution gratuite des billets pour la rencontre de Khartoum, la suppression des visas et la célérité pour l'obtention des passeports, sont autant d’actions dont le coût mérite d’être dévoilé. Nous sommes certes heureux pour notre qualification mais est ce vraiment le résultat d'une politique sportive ?
Notre pays qui était au bord de l'implosion, a gagné un répit grâce à son équipe de football jusqu'au championnat du monde car maintenant les Algériens attendent de ces dirigeants des actes concrets pour répondre à ces attentes sinon l'explosion sera terrifiante.
Ce constat de la maturité des algériens, empreint de la fraternité retrouvée doit maintenant inciter le pouvoir à se rendre à l'évidence et qu'il ne peut plus ignorer encore une fois de redonner à ce peuple la considération qu'il mérite.
C'est pour ces raisons que le gouvernement doit changer ave l'espoir d’un renouvellement total de cette classe politique obsolète et honnie, d’une représentation nationale librement choisie, des reformes profondes des institutions afin qu’elles puissent être au service exclusif des citoyens et non l’inverse, l’ouverture des médias lourds pour permettre les débats dans la sérénité et découvrir les véritables talents et voir enfin arriver une équipe jeune pour mettre à plat les échecs de la gouvernance de cet Etat de non droit.
Pour peu que la volonté et le courage de changement existent, il importe de faire émerger une figure de chef qui rassemble et forme les qualités créatrices du peuple algérien en tenant compte des revendications légitimes.
Il importe au premier responsable d’agir de la sorte. Nous attendons, car l’heure est à la vérité et non au statut quo.












