Jeudi, Février 09, 2012

Bruit de bottes aux frontières, l’ONU avait-elle tort de déclarer la bande sahélo-saharienne «zone sécurisée» ?


Dix «criminels» qui attaquaient les civils dans le nord du Mali, près de la frontière algérienne, ont été arrêtés et transférés à Kidal (nord), a appris l’AFP de source administrative. «Nous venons de démanteler et d'arrêter l'une des plus importantes bandes de criminels qui attaquaient et dépouillaient les civils entre les frontières malienne et algérienne», a déclaré à l'agence d’information un responsable du gouvernorat de Kidal.

L’arrestation des éléments de ce groupe spécialisé notamment dans les attaques et enlèvement de civils, dont des touristes étrangers, est à la fois un coup dur au banditisme et un signe du retour à la normale dans une région autrefois théâtre de l’insécurité et de la désolation.

La bande frontalière entre les territoires algérien et malien se serait retrouvée sous contrôle du GSPC ou d’El-Qaida au Maghreb si les forces de sécurité des deux pays n’avaient affirmé leur autorité sur toute son étendue. Les agissements des émirs Abderrezak El Para et Mokhtar Belmokhtar dans cette partie du grand Sud a même failli servir de prétexte à l’administration Bush d’imposer une base militaire US «de lutte contre le terrorisme islamiste en Afrique du nord».

L’Africom dont aucun chef d’Etat africain n’en veut. Raison : la sécurité des biens et des personnes en Afrique est l’affaire des Africains. Autorités civiles et militaires ayant seulement besoin des moyens financiers et matériels de l’occident développé et non de la présence sur leurs territoires de troupes étrangères.

Les rencontres à Tamanrasset des chefs d’état-major des cinq pays frontaliers dont la Mauritanie, le Mali, le Niger et la Libye avaient pour objectif de sécuriser la bande sahélo-saharienne d’où des organisations islamistes armées ont lancé des attaques contre des casernes militaires et des ambassades étrangères.

Le précédent mauritanien avait, fin juin dernier, provoqué la réaction du porte-parole du gouvernement de ce pays qui a désigné la connexion banditisme-islamistes armés comme responsable de l’agression. «Bandes de criminels constituées majoritairement de ressortissants algériens et maliens», révèle, quant à elle, une source à Kidal qui a annoncé l’interception, une dizaine de jours déjà, de nombreux trafiquants sur le point de traverser la région avec des armes destinées à des groupes de terroristes islamistes.

Le déploiement tout aussi discret qu’efficace des troupes des cinq pays désormais engagés dans la sécurisation de cette bande frontalière finira, à terme, par rendre vaines toute malfaisance islamo-terroriste. Surtout depuis qu’Ag Bahunga, le chef des rebelles touarègues, a décidé de reconnaître les clauses du traité d’Alger de faire enfin la paix avec le pouvoir en place au Mali.

Qui a dit que l’ONU avait tort de déclarer la bande sahélo-saharienne «zone sécurisée» ? En tout cas la résolution onusienne met définitivement fin aux prétentions américaines d’y installer l’Africom «pour plus de sécurité dans le monde». Personne n’a besoin d’un Irak en Afrique du nord.

lacitedz




Ajoutez ce contenu dans votre réseau social favoris
Reddit! Del.icio.us! Mixx! Free and Open Source Software News Google! Live! Facebook! StumbleUpon! TwitThis Joomla Free PHP

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir