Jeudi, Février 09, 2012

Comment Bouteflika s’est fait piéger par Moubarak et a rendu aléatoire la qualification de l’Algérie au mondial


Dominer n’est pas gagner, dit-on depuis que le foot est foot. C’est vouloir apprendre au singe à faire la grimace que de rappeler le principe à un entraîneur habitué à voir ses poulains imposer leur diktat aux différents adversaires sans concrétiser leurs occasions de scorer. Et Saâdane, incertain devant l’éternel dans le rôle de meneur d’homme, ne le sait que trop.

Les victoires acquises par la plus petite marge contre la Zambie (1 à 0) et le Rwanda (2 à 1) à Blida, rappellent au souvenir des Algériens à la fois la grande prestation de leur équipe et son faible stock de buts pour espérer passer sans trop de vagues l’écueil égyptien. La faute à tous, à vous et moi, voire à la providence. Mais, avec deux longueurs d’avance sur un adversaire plutôt vieux jeu, le rêve était quand même permis.

Surtout que rien, absolument rien n’indiquait que l’adversaire allait jouer la partie davantage dans les rues de sa capitale que sur le terrain réglementaire. Vingt quatre heures seulement avant le coup d’envoi des starlettes des bas fonds cairotes et leurs complices dans les forces du désordre étaient, en effet, déjà à l’œuvre. Résultat : le bus transportant la délégation algérienne de l’aéroport vers l’hôtel attaqué à l’aide de projectiles divers et trois éléments du onze national, blessés. Sans oublier le cas de l’entraîneur des gardiens et les supporters lâchement agressés.

Des caméras avaient filmé et des chaînes de télévisions internationales diffusé les images témoins du climat d’insécurité criminelle. Preuve par le son et l’image que les «Egypchiens» étaient prêts à tout. Y compris à jeter dans le Nil comme le sinistre Papon dans la Seine ces Algériens capables de les défier chez-eux. Une preuve par le sang en image que rien ni personne n’était fondé à maintenir le match à la même date et au même endroit. Pas même la FIFA dont le représentant, un Suisse chargé de rédiger le rapport sur l’agression subie par les éléments de la délégation algérienne, rappelait pourtant que les blessures ont nécessité des points de suture. Propos qui tranchent avec ceux, honteux, de notre ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar qui, prônant l’apaisement, les qualifiaient de superficielles.

Une initiative personnelle ou un ordre d’en haut ? Dans les deux cas le ministre, conciliant malgré le casus belli, aura mis en danger de mort joueurs et supporters et, du coup, annihilé toutes chances algériennes de qualification. Un précédent antinational qui a enlevé aux Verts leur droit d’obtenir via une requête auprès de la juridiction internationalement compétente de délocaliser la rencontre.

Toute la question est de savoir si Bouteflika, sacrifiant à l’insignifiante notion de fraternité arabe, a ordonné à l’EN de jouer le match, offrant ainsi à Moubarak une chance d’introniser son tsarévitch de fils une fois le père disparu, ou, cas peu probable, une quelconque instance internationale a favorisé, sous pression israélo-américaine, les suppliques d’un homme lige au service du processus de…dérèglement du conflit israélo-palestinien. Retour sur les raisons et circonstances d’un ordre émanant du palais du golfe, à Alger.

Dès que les premiers incidents ont eu lieu Raouraoua n’avait plus d’autre solutions que d’éviter de livrer les joueurs au risque certain de la mort. Surtout que, avant même l’arrivée de la délégation à l’aéroport du Caire, des éléments de la sécurité présidentielle, des précurseurs dépêchés par Alger à l’effet de constater sur le déroulement des faits, avaient été empêchés par les forces égyptiennes d’accéder à l’aérogare et d’inspecter le bus qui devait transporter l’équipe nationale. Un indice révélateur sur le plan de destabilisation en attendant le pire.

Et, une fois le pire fut, Moubarak dépêcha son fils et non moins future commandeur des…Pharaons auprès de Raouraoua pour négocier un accord. « Pas question de jouer aujourd’hui», a répondu le président de la FAFA en précisant : « à la FIFA de décider de la date et du lieu du déroulement du match». Une position partagée par l’ensemble des joueurs et l’entraîneur national, conscients du bain de sang dont ils risquaient d’être l’objet s’ils venaient de faire mal à… Moubarak chez lui. D’où le coup de fil de celui-ci à son homologue algérien, invoquant la fraternité arabe et jurant de protéger de ses nervis joueurs et supporters algériens.

Un piège dans lequel Bouteflika, pourtant tout aussi rusé, plongea tête baissée et, avec lui, le onze national et leurs accompagnateurs sommés de se diriger vers le Cairo-stadium le jour J. Malgré les protestations des blessés comme Lemmouchia, celles aussi de Matmour et de Meghni. Résultat, l’Egypte gagne par 2 buts à 0 et ses supporters et agents de…désordre souillent notre drapeau national et battent à mort nos enfants. Pourquoi une telle décision, toute cette humiliation ?

Pourquoi Monsieur le Président ? Décider -sur le tard, bien entendu- de permettre au plus grand nombre d’aller à Khartoum supporter les Verts aux frais de l’Etat et des hommes d’affaires qui ont profité de ses largesses ne saurait faire oublier les conséquences d’une décision irréfléchie. Même si, cette fois plus que toutes les précédentes, les joueurs sauront joindre l’art à la manière et, la rage au cœur, dominer et vaincre un adversaire pas comme les autres. Différent pas par rapport à son savoir techniques, mais pour sa filouterie et ses méchancetés de vieux grigou. A Khartoum, rien ne sera comme au Caire. Non, rien ne sera comme avant. A bon entendeur …

Mas Aghilès

 



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Commentaires  

 
0 # OUALOU 2009-11-18 22:25 Pas dupes en tout cas
mais quand même une victoire o foot qui montre qu'avant la prière il y a le foot et que nous ne pouvons pas oubier cette jeunesse sacrifiée a la fleur de l'age sur l'autel de la lachete des cairotes et egyptiens
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0 # le bon entendeur 2009-11-20 10:50 Eh oui, que dire de plus! Encore un nouveau plan bien ficelé de notre…mais rira bien celui qui rigole vers la fin ;) Reply | Citer | Citer
 

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