Lundi, Février 06, 2012

Merci frérot


La rumeur persiste alimentée par des cercles spécialisés dans la manipulation et le ballon-sonde: Le petit frangin de Boutef, ténébreux conseiller de l’ombre, dont tout le monde se vante d’être l’ami, serait sur le point de créer son parti. Une nouvelle structure politique chargée d’écraser les appareils du FLN et du RND à l’apparente docile allégeance mais qui  exercent un néfaste lobbying sur le président.

Un président qui serait comme l’Homme de Rousseau, «naturellement bon mais poussé vers le Mal par son entourage, sa société.» Quelle géniale idée que cette révolution de palais ! Certains, rassurés que le sursaut de l’opposition viennent encore une fois du sérail, se mettent à théoriser sur un virage démocratique insolent du petit frère el mouradien : «Les statuts sont prêts, on y a inscrit des valeurs démocratiques, une sorte de charte consacrant la laïcité, il va ratisser large…»

Après deux mandats de tragique tromperie officielle, l’ingénu enthousiasme rappelle l’obstination d’une vieille péripatéticienne à vendre du plaisir quand  la nature et le temps imposent la retraite. Qui peut croire, en effet, que cette gouvernance peut encore créer de la bonne surprise ?

Ce régime peut tricher tant qu’il aura assez de réserves de change pour corrompre les corruptibles et réprimer les résistants. Une domestication de politiciens carriéristes contre lesquels se replient dans une quasi-clandestinité la frange des hommes ayant refusé la compromission.

Il reste de nombreux militants sincères affaiblis par mille et une campagnes d’intox relayée par un peuple victime et nourricier de la rumeur. Des opposants salis par la police politique mais dont les convictions restent intactes face à cet asservissement de la société algérienne que l’on veut cantonner dans un nouvel indigénat.

Une sorte de deuxième collège qui doit toujours voter pour l’homme du sérail s’il veut  obtenir des routes, des aides de l’Etat ou des postes de responsabilités immérités.

Le parti de Said  ne pourra pas vendre ce qu’Abdelaziz a placé sous hypothèque. Parce que la démocratie ne vient jamais des gouvernants ni de leurs relais mais de la forte détermination des peuples.

Hamoud Ghali



 



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