Paix et guerre
L’homme de la paix s’en va-t-en guerre. Le prix Nobel de la paix 2009 envoie 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan… Plus qu’un simple contraste, la contradiction est imparable !
Contrairement à l’octroi de la fameuse distinction portant le nom de l’inventeur de la dynamite, qui a surpris le monde entier, y compris sans doute le bénéficiaire, ce renfort militaire US en terre afghane n’a rien d’étonnant, s’inscrivant dans la continuité de la politique extérieure de Washington, dans la tradition de l’esprit va-t-en-guerre américain…
En fait, ce n’est guère la « faute » à Obama mais à tous ces autres entre une certaine catégorie de politiques –ceux qui militent pour plus de justice entre les nations–, les médias du monde entier et une grande partie de l’opinion publique à travers la planète…Lui, en bon président des Etats-Unis d’Amérique, a axé ses efforts sur la réforme du système de santé dans son pays. Parce que là, comme partout ailleurs, le chef d’un Etat est avant tout jugé par son peuple pour sa politique intérieure.
Quoiqu’il arrive, aux Etats-Unis plus qu’ailleurs, que la politique extérieure serve à occulter ce qui ne va pas sur le plan interne mais aussi souvent des intérêts de petits groupes –et non de la nation comme le prétendent les gouvernants. Comme ses prédécesseurs, Obama brandit le spectre de la menace extérieure, disant, mardi en annonçant le nouveau déploiement militaire, que « la sécurité des Etats-Unis et celle des Américains était en en jeu en Afghanistan ». Parfaite illustration de la grave dérive qui s’est installée dans les relations internationale au lendemain de la chute de l’Union soviétique et qui a fait sa première apparition avec la première guerre du Golfe.
Désormais, les grandes puissances, en réalité, il s’agit au premier chef des USA, pouvaient attaquer militairement un Etat sous (l’incroyable) prétexte que ce qui s’y passait pouvait les menacer…au futur antérieur ! A présent, c’est cela la réalité du monde. Lors de son discours d’investiture à la Maison Blanche, le 20 janvier, Barack Hussein Obama et alors qu’il parlait de « forger une paix durement gagnée en Afghanistan », certains observateurs, qui gardaient les pieds sur terre, avaient vu en ce discours de simples professions de foi...Pouvait-il en être autrement ?
Cherif Berkache













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