Jeudi, Février 09, 2012

Une leçon de foot et de courage, bravo champions !


La messe est dite : avec 1 but à 0 en faveur des Verts, l’Algérie est mondialiste de l’édition sud-africaine de juin 2010. Un score réalisé en 90 mn de temps réglementaire plus 4 mn de temps additionnel. Un score grâce auquel l’Egypte, ensemble de fier-à-bras faisant le coq au Caire et la poule partout ailleurs, come cette fois-ci à Khartoum, a définitivement fait son deuil du rêve d’être du gotha mondial.

Cette équipe qui ne bat pas l’Algérie ailleurs qu’à domicile, a la défaite comme inscrite dans son destin à chaque fois qu’une confrontation entre Fennecs et Pharaons se déroule sur terrain neutre. Même quand, pour une raison ou une autre, les Algériens ne peuvent être en possession de tous leurs moyens.

Comme lorsque, à l’exemple de ce match d’appui, le groupe entame la bataille sans Lemmouchia et Gaouaoui, un gardien et un milieu de terrain difficilement remplaçables. Sans ou avec bien d’autres titulaires diminués qui du fait d’une blessure pas encore bien guérie, qui d’un choc psychologique suite aux dépassements impunsi le 14 novembre dernier.

Au cas des Antar Yahia, Saifi et Halliche, présents malgré leurs blessures, s’est en effet ajouté celui de Meghni et de Matmor, deux pros meurtris par une attitude synonyme d’une danse du scalpe de supporters et officiels égyptiens avant, pendant et après le rendez-vous de triste mémoire du cairo-stadium.

Une autre équipe que celle de Shehata aurait peut-être pris le dessus sur celle de Saâdane. N’importe quelle équipe mais pas celle dont les dirigeants, Pharaons prêchant la fraternité arabe pour mieux vivre leur haine du berbère, osent frapper dans le dos les enfants de Novembre un 14 novembre.

D’autres enfants qu’eux, ceux d’autres veines que celle de la glorieuse révolution n’auraient pas, comme eux, eu le courage d’aller chercher la victoire au…Caire de la bataille. Dans un climat terriblement délétère et des conditions inhumainement hostiles. Il fallait le faire, même avec un groupe sérieusement diminué. D’abord au Caire puis à Khartoum, le terrain dit neutre malgré sa proximité culturelle et géographique avec le pays des pyramides.

Au Soudan d’où serpente la partie généreuse du Nil, où les coéquipiers de Ziani ont donné aux mauvais élèves une leçon de football. Ceux là-mêmes qui chancellent et ne tombent pas et qui, une fois pour toutes, viennent de prouver qui de l’Amazigh ou du Pharaon est réellement l’homme. Une leçon de sport et de courage. Bravo champions !

Mas Aghilès



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