Jeudi, Février 09, 2012

Cas Aminatou Haidar, des élus occidentaux qualifient des mêmes horreurs les colonialismes marocain et israélien


La conférence internationale des villes jumelées et solidaires avec les villes du Sahara occidental, ouverte hier à Zéralda, à Alger, intervient à un moment où le dossier sahraoui fait le plus de bruit avec l’entrée en grève de la faim d’Aminatou Haider, la militante sahraouie des droits de l’homme.

Pas moins  de 500 participants, parmi lesquels des élus locaux, des parlementaires et représentants de la société civile issus des quatre coins du monde. Beaucoup de monde venu prendre part à l’initiative du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (Cnasps), qui a proposé la présidence d’honneur de cet événement important à la personne d’Aminatou Haider.

«Le combat de cette grande dame mérite le respect de tous», a argumenté le président du Cnasps, Mahrez Lamari, peu de temps avant l’intervention remarquée de Pierre Galan, le président des comités européens de solidarité avec le peuple sahraoui (EUCOCO). «Il n’y a pas d’exception dans une guerre d’occupation», a plaidé ce dernier convaincu que l’ONU «doit poursuivre sa mission au Sahara occidental».

Pierre Galan, qui n’adhère à aucun autre droit international qu’à celui construit par les peuples à travers l’histoire, en profite pour reprocher aux Européens leur silence face aux plaies ouvertes en territoires occupés de Palestine et du Sahara occidental. D’où son cri de colère contre «les bruits indécents» au sein de l’Union européenne concernant de probables troubles en Belgique dont les auteurs seront les ressortissants marocains si jamais l’UE adopte une résolution sur le cas de Mme Haider.       

Jean-Paul Lecoq, député-maire et membre du Conseil de l’Europe, appuie sans hésiter sur le membre qui fait le plus mal. «Tout le monde sait qu’il n’y aura point d’UPM sans le  règlement des questions sahraouie et palestinienne», a-t-il asséné, convaincu que l’amitié franco-marocaine doit cesser de servir de frein au règlement de la question sahraouie.

Plusieurs intervenants venus notamment d’Italie, d’Uruguay, des Etats-Unis et d’Espagne ont insisté sur la nécessité de respecter les résolutions de l’ONU et permettre au peuple du Sahara occidental de disposer de lui-même.


 

 



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