Chakib Khelil à la veille de la tenue d’une réunion de l’OPEP à Vienne : « tout ce que nous avons à faire est de respecter les quotas »
Le ministre algérien de l’Energie, M. Chakib Khelil, a appelé depuis vienne en Autriche où il devait prendre part à la 156e Session ordinaire de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), au respect des quotas de production fixés par l'Organisation. « Le respect des quotas devrait suffire à faire baisser les stocks, que l'Opep juge trop élevés », a-t-il estimé dans une déclaration à la presse à son arrivée dans la capitale autrichienne.
« Le respect des quotas est à un niveau historique et devrait encore s'améliorer, ce qui devrait stopper la progression des stocks », a-t-il ajouté appuyant une position déjà exprimée par le ministre saoudien du Pétrole, Ali al-Nouaïmia, qui avait auparavant donné le ton, décrivant un marché « très stable » et des prix « bons pour tout le monde ».
« Tout ce qu'il y a à faire, c'est de respecter les quotas », a insisté M. Khelil, selon lequel les prix du pétrole devraient remonter « en début d'année prochaine » grâce aux baisses de production décidées l'an dernier (24,84 millions de barils par jour) et à la reprise économique. « L'économie semble se porter correctement et les prix résistent (...) Nous pensons que l'économie va s'améliorer », a affirmé le ministre, qui s'est dit « confiant » quant à voir le baril, actuellement autour de 70 dollars, se maintenir dans les prochains mois à ce niveau de prix.
« Nous devrions voir les prix augmenter au début de l'année prochaine », a-t-il dit, tout en reconnaissant toutefois que « beaucoup d'incertitudes » subsistaient sur l'état de l'économie mondiale. De son coté, Ali al-Nouaïmia a abondé dans la même direction que Chakib Khelil, rejetant « pour le moment » toute baisse de la production qui pourrait faire grimper les prix du pétrole et étouffer une reprise « balbutiante ». «Que voulez-vous d'autre qu'un maintien de la production à son niveau actuel ? », a-t-il lancé mardi soir devant le comité restreint de l'organisation.
D’autres ministres sont venus emboîter le pas à MM. al-Nouaïmia et Khelil, les membres de l’Opep étant viscéralement attachés à un niveau « acceptable » du prix du baril jugé « vital » pour leurs économies. C’est le cas du ministre koweitien du Pétrole, cheikh Ahmad Abdallah al-Sabah. Ce dernier, présent également à la réunion du Comité restreint aux côtés des ministres du Nigeria et de l'Iran et du secrétaire général de l'Organisation, Abdallah el-Badri, a affirmé que l’Organisation avait besoin « d'un meilleur respect» de ces limitations de production. Et de préciser qu'elles (les limitations) étaient actuellement respectées à 68% par les Etats membres tout en émettant le souhait de voir ce taux porté à hauteur de 75%.
« Nous ne recommandons aucun changement », a-t-il encore suggéré. Rappelons qu’en vue d’enrayer la baisse des prix du pétrole, l'Opep s'était engagée, l’an dernier, à plafonner sa production à 24,84 millions de barils par jour (mbj), soit une coupe massive de 4,2 mbj. Un mécanisme qui semble avoir porté ses fruits puisque le baril avoisine aujourd'hui les 70 dollars.












