Une décision justifiée, 24 heures plus tard, par la nécessité de permettre à l’enquête d’aller au fond des choses. «L’affaire n’a pu être enrôlée pour cause de complément d’enquête», a-t-on indiqué dimanche au tribunal d’El-Tarf.
L’arrestation, selon des sources sécuritaires, d’une dizaine d’autres personnes liées à cette affaire, conforte les services de recherche dans leur conviction que les éléments entre leurs mains ne sont qu’un maillon d’une longue chaîne. D’où leur crainte de bâcler l’enquête par excès de précipitation.
Devant le juge d’instruction en charge de l’affaire, les mis en cause auraient même fait l’aveu d’avoir été recruté par un vice-consul en poste au Consulat général de Annaba de 2006 à 2007.
Pour rappel, ces derniers, dont une jeune fille, ont été appréhendées en train de filmer et de prendre des photos d’un casernement militaire. Dans leurs bagages s’entassaient un appareillage numérique dernier cri et des badges facilitant l’accès au Consulat général de France à Annaba.
Leur interrogatoire a permis a fait dire à l’un d’entre eux, la jeune fille plus exactement, que les filmes et photos réalisés étaient une commande du vice-consul de France à Annaba. Vint ensuite la liste de plusieurs personnes issues de Sétif, Guelma, Annaba, Skikda et El-Tarf, qui auraient chacune une tâche dans le réseau.
Affaire à suivre.












