Le juge d’instruction près le tribunal de Boumerdès a placé, hier en milieu d’après-midi, sous mandat de dépôt 09 personnes arrêtées pour appartenance à un réseau de soutien au GSPC démantelé il y a dix jours à Zemmouri et à Légata, deux villes distantes d’une vingtaine de km du chef lieu de wilaya.
Les mis en cause, âgés entre 25 et 35 ans, servaient depuis des années comme informateurs des groupes armés qui sévissaient dans une région vaste de l’étendue des parties nord-est et nord-ouest des wilayas de Boumerdès et de Tizi-Ouzou.
Leur collaboration avec la pègre islamiste porte la responsabilité des assassinats de nombreux civils et éléments des forces de sécurité, dont l’officier de police récemment tué à Zemmouri et le simple citoyen de Si-Mustapha achevé en plein centre ville huit jours avant les fêtes de l’Aïd.
Ils n’auraient jamais cru les services de sécurité en mesure de mettre la main sur eux, surtout que la discrétion de leur action était garantie par le silence d’une population terrorisée. Un silence plutôt comprimé que complice jusqu’à ce que, rendus avec armes et bagages peu de tems avant la fin du ramadan, deux repentis des mêmes villes de Zemmouri et de Légata eussent fait aux autorités une topographie claire des zones d’habitation et d’intervention du réseau de soutien et dressé la liste de ses éléments. Des indications sitôt fournies sitôt exploitées.
Résultat : le réseau de l’action secrète à Zemmouri et environs est désormais 09 fois moins dangereux qu’il ne le fut. En attendant de réduire davantage ses capacités de nuisance notamment depuis l’arrestation par les habitants du village agricole de Si-Mustapha, dit «El-Qaria», de Azzedine Bouiri , un vétéran des maquis de la région et auteur, la veille même de sa neutralisation par une population sur ses gardes, de l’assassinat le 13 septembre dernier d’un quinquagénaire peu après la rupture du jeûne.
Bouiri est aussi un habitant de Zemmouri, attiré d’abord parla subversion islamiste puis enrôlé, dès 1994, dans les premiers groupes armés du FIS dissous. C’était l’époque du sinistre Noreddine Halouane, un repenti qui a à son actif l’assassinat notamment de Kiki à Zemmouri et de Tahar au Figuier.
L’époque où sa mission d’émir de la région était synonyme de mort et de désolation. L’époque, quelle époque !
Mas Aghilès












