Une allocation du coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU, M. John Holmes, destinée à «renforcer les programmes d'urgence en faveur de quelques 90 000 réfugiés sahraouis», précise-t-on de même source.
Des aides qui ont pour objectif de combler le déficit constaté chez bon nombre de réfugiés sahraouis, surtout lorsque l’on sait, suite à une étude réalisée en début 2009, que les taux de malnutrition parmi les bénéficiaires sont de l'ordre de 18%.
Les dirigeants sahraouis s'étaient en effet élevés, l'année dernière, contre une forme «pernicieuse de chantage». Selon eux, des organismes ont cru pouvoir infléchir la position du Front Polisario en opérant des coupes sombres dans les programmes d’aides humanitaires destinées au peuple sahraoui. Comme si, à ce prix là, les Sahraouis pouvaient renoncer à la légalité internationale et livrer, après bientôt trois décennies de résistance armée, le Sahara occidental au colonialisme marocain.
Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) avait, lui aussi, lancé un appel pour la mobilisation d'environ 6,03 millions de dollars destinés aux réfugiés sahraouis mais seulement 44 % (soit 2,66 millions de dollars) ont été rassemblés à ce jour, déplore l'ONU.
Ces fonds assignés au programme d'assistance aux réfugiés sahraouis font partie des quelque 55 millions de dollars octroyés par le coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU par un processus de soutien aux programmes de situation d'urgence insuffisamment financés à travers le monde.
L'octroi de 1,5 million de dollars fait suite à une mission de donateurs organisée au printemps dernier par le Programme alimentaire mondial en collaboration avec le HCR et le CRA.
L'Algérie, dont la contribution fonctionne sans interruption depuis 2006, fait aussi partie des pays donateurs au CERF.












