Le président Bouteflika a regagné jeudi Alger après avoir effectué une visite officielle en Espagne, durant laquelle il a co-présidé avec le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, la 4e réunion de haut niveau algéro-espagnole, rapporte l'APS.
Le président Bouteflika était accompagné, lors de cette visite, d'une importante délégation ministérielle. Il a eu des entretiens en tête en tête avec le président du gouvernement espagnol. Ces entretiens ont été élargis aux membres des délégations des deux pays.
Le sommet algéro-espagnol a procédé à un examen exhaustif des relations bilatérales et des perspectives de leur développement dans les différents domaines.
Cette réunion de haut niveau, qui a fait suite à celle tenue à Alger le 12 décembre 2006, à la faveur de la visite à Alger du chef de l'Exécutif espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, s'inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre du Traité d'amitié, de coopération et de bon-voisinage signé en octobre 2002 à Madrid, lors de la visite d'Etat du président Bouteflika.
Par ailleurs, le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a relevé jeudi à Madrid le caractère "global" qui caractérise les "excellentes" relations algéro-espagnoles, selon l'APS.
M. Medelci, s'exprimant lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue espagnol, Miguel Angel Moratinos, à l'issue de la 4è réunion de haut niveau algéro-espagnole, a souligné que les relations entre les deux pays ont enregistré des avancées "extrêmement importantes", caractérisées par une augmentation des flux commerciaux et d'investissements.
"La présence en Algérie des entreprises espagnoles a enregistré une progression constante", a-t-il noté, ajoutant que la coopération bilatérale "n'est pas focalisée sur l'énergie mais, également, sur d'autres secteurs, comme ceux de l'eau, la pêche et les services".
Concernant la circulation des personnes, M. Medelci a indiqué que les efforts consentis par l'Espagne ces derniers mois "restent insuffisants en comparaison avec les attentes des Algériens".
Sur la lutte antiterroriste, M. Medelci a indiqué que celle-ci est "un objectif commun" et que la coopération bilatérale dans ce domaine est "une réalité". Après avoir rappelé que l'Algérie, qui a lourdement souffert de ce fléau durant les années 1990, s'est toujours montré "disponible à partager son expérience dans la lutte contre le terrorisme avec d'autres pays".
Au sujet de l'accord d'association Algérie-UE, M. Medelci a souligné que cette relation est "extrêmement importante" et qu'"il n'était pas question de revenir sur cet accord", précisant, toutefois qu'il a juste "besoin de nouvelles formules pour travailler d'une manière plus ouverte et plus équilibrée"












