Pas un leader politique n’a applaudi avec autant de conviction que Louiza Hanoun la loi de Finances complémentaire pour 2009. Bien plus pour ce qu’elle annonce comme nouvelles règles du jeu pour les sociétés étrangères d’investissement et d’importation que pour ce qu’elle contient comme mesures de restriction du crédit à la consommation. Seulement rien n’aura été correctement fait si, discours du conseil national d’hier à l’appui, les réformes économiques en cours ne sont pas accompagnées de réformes politiques.
Lesquelles ? La secrétaire générale du PT, en guerre permanente avec les défenseurs de l’accord d’association avec l’Union européenne et de l’adhésion de l’Algérie à l’OMC, n’a eu de cesse à batailler pour le maintien et la défense d’un secteur public fort.
Son opposition aux opérations de compression des personnels, donc aux mesures de privatisation objet des plans d’ajustement structurel mis en œuvre avec l’entrée en vigueur de l’accord de rééchelonnement de la dette algérienne, en 1994, justifie sa croisade contre les ministres dits de droite en contexte de restructuration industrielle et de réorganisation du secteur des Mines et de l’Energie.
Pour elle, Temmar et Khellil sont un danger pour la sécurité nationale. Sa première victoire contre «la secte des ultralibéraux» remonte à l’année où Bouteflika a mis au placard la loi Khellil sur les hydrocarbures.
La seconde quand, en juillet 2008, le même Bouteflika reconnaissait publiquement que le gouvernement avait fait fausse route. Un mea-culpa qui vit sa traduction dans les faits à travers les dispositions contenues dans a LFC 2009. Puis sa confirmation dans tout ce que prévoit la loi de Finances 2010 comme mesures d’encadrement de l’économie, de relèvement du SNMG, donc de soutien au pouvoir d’achat, et de crédits logements à taux bonifiés en faveurs des petits et moyens salariés.
Le parti des travailleurs a-t-il enfin gagné ? « En partie, oui», répond Louiza Haoune, accueillant avec soulagement le projet de loi de finances pour 2010, examiné et endossé lundi dernier par le conseil des ministres.
Il s’agit là d’« un indicateur positif qui traduit la volonté de certains dirigeants à recouvrer et à préserver la souveraineté nationale », a-t-elle en effet déclaré à l’ouverture des travaux du conseil national du parti, qui se tient à Sidi-Fredj (Alger) sous le slogan : « pour le gel de l’accord d’association avec l’union européenne ».
La patronne du PT se bat pour «un nouveau départ» et conditionne sa concrétisation par ce qu’elle appelle «une mise à plat de toutes les lois, notamment la loi 01-04 portant privatisation des entreprises nationales »













Commentaires
On s'est compris, ce plan a bien une origine étrangère meurtrière. Pour conclure il y a des monopoles qu'un état doit garder, la liberté du peuple en dépend, la souveraineté de l'état y trouve tout son sens.
Que Dieu vous guide dans la paix. Reply | Citer | Citer
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