La désignation d’un nouveau Mouhafadh pour la wilaya de Bejaia devait avoir lieu samedi passé et ce après l’assemblée élective qui s’était tenue il y de cela quinze jours à la Maison de la culture de Bejaia avec quarante deux postulants à ce poste.
Seulement, les lettres de recours adressées au secrétaire général, remettant en cause le déroulement de ce vote risque d’aller vers l’annulation pure et simple de cette assemblée élective qui a vu onze candidats retenus pour subir le dernier choix de l’instance nationale, seule habilitée à désigner le premier responsable du parti du FLN au niveau de la wilaya.
A travers ces lettres de recours écrites par certaines Kasmas et autres candidats, il est dit que sur les onze personnes retenues, quatre déjà (dont un ex député) font l’objet d’une suspension de la part de l’instance nationale, «coupables d’avoir rejoint la tendance légaliste» menée par Benflis au lendemain du 8e congrès bis provoquée par le clan dit des «redresseurs».
Les contestataires reprochent à Boulnouar, Djouhri et Boualem Djaafar, tous les trois désignés comme superviseurs du déroulement de l’assemblée élective, d’avoir fermé délibérément l’œil sur ce qui est qualifié d’anomalie. Puisque, selon eux, l’acceptation de candidats fidèles à la ligne Benflis « est un complot contre Belkhadem». «Ils veulent piéger Belkhadem», ont-ils ajouté dans leur message à la direction du parti.
Mais de l’autre coté, les militants de base continuent à jurer par tous les saints d’aller vers la création d’une Mouhafadha bis si toutefois, la direction nationale venait à choisir un autre Mouhafadh que l’ex député sorti en tête lors de la dernière assemblée élective du début du mois en cours.
Selon ces mêmes sources, Belkhadem n’a d’autres choix que d’annuler cette assemblée élective en procédant d’abord à la réintégration des militants suspendus dans le but de ne pas provoquer une autre cassure à la veille des assises nationales qui se tiendront en principe au début de l’année prochaine.
Tout porte à croire que l’assemblée additive se tiendra après le prochain congrès, si toutefois l’assemblée élective venait à être annulée. La course au poste de secrétaire général reste ouverte.












