Des personnalités politiques françaises réagissent suite à l’annonce par les députés des partis de l’Alliance (FLN, RND, MSP) de la présentation au parlement d’un projet de loi pour la session du printemps «criminalisant le colonialisme français ».
Le très médiatique ministre de l'Immigration, Éric Besson, qui est en ce moment au-devant de la scène en raison du débat très controversé sur « l’identité nationale », a regretté, mardi matin, cette décision du Parlement algérien, évoquant un « sujet sensible », alors qu'il reste « encore des cicatrices ».
Selon Eric Besson, « il ne faut pas oublier la colonisation et la postcolonisation » et il convient de «dépasser» cette question.
Autre personnalité à donner de la voix, le député UMP (majorité présidentielle) Thierry Mariani, qui a réclamé lundi le report provisoire de la ratification prévue pour le lendemain d’une convention franco-algérienne signée à Alger le 4 décembre 2007. Les députés ont malgré ce donné leur feu vert.
« J'avoue mon incompréhension et mon indignation face à cette initiative et m'interroge tant sur son objectif que sur ses motivations profondes », a estimé le parlementaire. De son point de vue, « sous couvert d'enjeux de pouvoir internes, c'est non seulement ceux, rapatriés, qui ont vécu aux côtés du peuple algérien jusqu'en 1962 que l'on insulte, mais aussi, avec l'ensemble de l'armée française, les harkis que l'on méprise et que l'on injurie une nouvelle fois. »
Mardi matin, le secrétaire d'État à la Coopération, Alain Joyandet, a cependant tenté de calmer les choses. « Il faut dépassionner le débat. (...) Il s'agit d'une proposition de loi qui a, certes, été signée par un certain nombre de députés algériens, mais nous, en France, n'apprécierions pas que des parlementaires d'un autre pays commentent les propositions de loi déposées par des parlementaires français », a-t-il estimé.
Notons enfin que le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner reporté une visite prévue en février à Alger.












