Lundi, Mai 21, 2012

Le procureur général est catégorique : «Abderrezak El Para n’est pas dans les prisons d’Alger et sera jugé par contumace»


Le chef terroriste Abderrezak El Para est-il entre les mains des autorités judiciaires ou encore en cavale ? Et s’il se trouve en prison ailleurs que dans la capitale, le tribunal criminel d’Alger peut-il programmer son procès sans l’accord de la Cour suprême pour «une bonne administration de la justice» ? L’épisode El Para revient subitement au devant de la scène et oblige à s’orienter vers d’autres sources d’information.

«Amari Saifi, alias El Para, n’existe pas dans les établissements pénitentiaires dépendant de la compétence territoriale de la cour d’Alger», a révélé hier le procureur général près la cour d’Alger non sans ajouter : «son procès a souvent été programmé puis reporté par le tribunal criminel d’Alger, et quand il aura lieu le prévenu sera jugé par contumace». Ainsi répondait aux questions des journalistes M. Zeghmati Belkacem lors du point de presse animé en marge de l’ouverture officielle de l’exercice judicaire 2009/2010.

A ses interlocuteurs et, à travers eux, aux lecteurs d’en faire la lecture qu’ils veulent.
Même celle d’un Abderrezak El Para mort plutôt assassiné que d’une mort naturelle ne semble point inquiéter le magistrat apparemment autorisé à tenir de tels propos.

Pourquoi alors les autorités en charge de l’information sécuritaire ont-elles fait circuler le scoop de son arrestation par les services de sécurité ? Mystère ! En tout cas le conférencier, sans en désigner clairement le destinataire, devait absolument glisser le message.

C’est ce qui fut fait avant d’affirmer, sur un dossier non moins important, que «la cour d’Alger est en phase préparatoire du procès des Algériens qui étaient détenus à Guantanamo et extradés vers l’Algérie dans le cadre des conventions signées entre la justice algérienne et certains Etats».

M. Zeghmati a par ailleurs indiqué qu’une dizaine d’affaires «ont été traitées sur la base de lettres anonymes adressées aux différents parquets relevant de la cour d’Alger».
Il a aussi révélé que ses instances ont ouvert lundi une enquête sur l’atteinte à la réserve foncière de l’une des communes de la capitale. Il a enfin souligné que le taux d’exécution des décisions de justice est de l’ordre de 74 %, toutes liées aux expulsions.

lacitedz

 



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