Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé, hier, avoir remis des documents classés «secret défense» au juge d'instruction français Marc Trévidic, chargé du dossier de l'assassinat des 7 moines de Tibhirine, en 1996, à Médéa.
Ce ministère «a transmis le 9 novembre au juge d'instruction compétent, en réponse à la demande de ce dernier, des documents émis par les services de ce ministère et qui sont susceptibles d'être utiles à la recherche de la vérité sur le dossier des moines de Tibehirine», a déclaré Bernard Valero, porte-parole du Quai d'Orsay.
Pour rappel, ce magistrat a adressé des demandes aux ministères français de la Défense, de l'Intérieur et des Affaires étrangères pour lui transmettre des documents classés «secret défense» relatifs à cette affaire.
C'est sur la base de «témoignages» du général français à la retraite François Buchwalter que ce juge d'instruction a ouvert une information judiciaire.
Des témoignages se basant sur des ouï-dire et qui ne sont confortés par aucune preuve matérielle, accusant l'armée algérienne d'avoir commis une «bavure» ayant causé la mort de ces 7 religieux.
Pourtant, un communiqué des groupes islamistes armés (GIA) avait, à l'époque, revendiqué ces assassinats. Ce document des GIA avait été authentifié par les services français comme ont tenu à le rappeler d'ex-hauts responsables français en poste au moment des faits.
L'Algérie avait exprimé son assurance en étant à l'aise dans ce dossier. Les auteurs de ces assassinats étant connus. Ce qui reste à connaître ce sont les dessous de la relance de cette affaire sur la base de propos non accompagnés de preuves.












