Les assassins ? Voilà l’inconnue d’un problème face auquel les deux camps réagissent plus par tâtonnement qu’avec certitude. Des tergiversations naît souvent le doute, et du doute le malentendu. D’où ce langage de sourds entre des forces de l’ANP jurant par Dieu et l’honneur militaire leur innocence et des villageois convaincus du contraire.
Ces derniers, pour avoir «passé à tabac deux gardes communaux pyromanes» la semaine dernière, accusent «ces assimilés de la lutte antiterroriste» dont les compagnons, nombreux notamment dans les barrages fixes à l’entrée et à la sortie des agglomérations, auraient juré publiquement vengeance.
Une conviction face à laquelle des sources sécuritaires, qui auront beau attribuer l’acte à «des islamistes armés qui auraient confondu la voiture des quatre victimes avec celle d’un livreur de pain de la brigade de la garde communale», ont plus intérêt à garder le silence qu’à se mettre à parler.
Car ce qui vient de se passer est la conséquence d’un déficit de communication. Un espace souvent vide entre les populations civiles en proie à la malfaisance islamiste et des forces armées en charge de la lutte antiterroristes.
L’erreur aurait été, donc, d’accueillir par la discipline militaire les premiers protestataires, venus réclamer des factionnaires la vérité sur le meurtre des enfants d’Ichaqalen. Donc de répondre aux vis-à-vis par le silence. Et de le fusiller du regard. Alors que le moindre propos de gentillesse aurait, peut-être, fait revenir à de meilleurs sentiments des citoyens décidés, désormais, à se battre jusqu’à la manifestation de la vérité. Par l’occupation, hier encore, du CHU de Tizi-Ouzou où se trouvaient les corps des quatre victimes. Puis la menace de reprendre les actions de rue si…













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