Des jeunes habitants du village d’Imlaqach, dont la nouvelle du décès s’est fait suivre par «l’accusation unanime» des forces de sécurité qui auraient commis une bavure. Jeunes et moins jeunes issus d’Imlaqach et des autres villages ont alors afflué vers le chef lieu de commune. Où ordre a été donné d’en découdre avec les éléments de l’ANP partout où un barrage est installé.
L’après-midi et jusqu’en début de soirée les affrontements se sont poursuivis entre des civils déchaînés, armés de pierres et d’objets divers, et des éléments des forces de sécurité incapables, hier, de calmer les esprits.
Ce qui s’est passé cette fois en plein été rappelle, par la «bavure militaire» aussi bien que par la réaction populaire, le printemps noir de 2001 : de Béni Douala avec le précédent Guermah, à Tadmait avec la mort suspecte de ces quatre citoyens, tout semble initié pour faire payer à la Kabylie son irrédentisme.
Mais qui a intérêt à mettre ainsi le feu aux poudres et contraindre, dans cette région, la population à périr dans la violence et le sous-développement ?












