Lundi, Mai 21, 2012

Intempéries, vents violents et pluies diluviennes font d’Annaba la «Bône» sinistrée


Une véritable catastrophe naturelle s’est abattue ces dernières 48 heures sur Annaba : orages, pluie torrentielles et rafales de vents violents ont marqué de leurs empreintes les nuits cauchemardesques des habitants de la «Coquette», particulièrement ceux des quartiers populaires, où la précarité avertit de son impuissance face au mauvais temps depuis fort longtemps.

La Colonne, Lauriers Roses, Cité Auzas, Pont blanc, Val Mascort, La plage Chapuis, le centre-ville, autant de noms qui rappellent un certain beau de Bône et une manière de vivre en ville. Noms de quartiers dits les uns huppés et les autres plutôt défavorisés où, depuis jeudi, le passant s’étonne de cette force naturelle de faire, en quelques heures, d’un exemple d’urbanité un bidonville.

Chaussées jonchées de débris et détritus divers, trottoirs boueux, égouts bouchés, magasins et boutiques inondés, tout pour déclarer Annaba zone sinistrée. Partout les habitants s’adonnent aux opérations de nettoyage à grand eau. Femmes et enfants à coups de balais devants leurs maisons pendant que les hommes, courant dans tous les sens, tentent de se doter de secours appropriés dans de telles intempéries.

Beaucoup d’habitations ont vu leurs toitures voler en éclat par la force des vents alors que d’autres, non moins nombreuses, sont inondées faute d’étanchéité à même d’empêcher les infiltrations des eaux de pluie.

Les huit familles de la rue Zemouli, sans domicile fixe depuis leur expulsion d’une habitation qui menacerait ruine, n’avaient pas d’autres endroits que la rue pour manifester leur colère. Les autorités ne semblent pas tenir les promesses faites à ces familles et à celles qui, tout aussi sinistrées depuis les intempéries de jeudi dernier, se retrouvent à la rue.

A Annaba comme à Oran et à Béjaïa, la nature a en effet exprimé sa colère à torrents. Il s’en est fallu de peu pour commettre autant de dégâts qu’à Bab-el Oued en 2001 et à Ghardaïa l’an dernier. Gare aux précipitations hivernales, l’automne vient à peine de commencer.

lacitedz

 



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