Grève, les lycéens de Constantine en colère contre la réforme de… Zid ya Benbouzid
La grève depuis lundi dernier des lycéens de Constantine rappelle au souvenir des autorités celles de 1986 quand, ne supportant plus les conditions d’une scolarité à l’emporte pièce, les élèves du dernier palier de l’Education nationale avaient violemment exprimé leur exigence d’un autre système scolaire et de conditions de vie descentes.
Jamais les autorités locales et les forces de l’ordre de la capitale de l’est n’avaient à affronter autant de jeunes décidés à arracher de force ce que les décideurs n’avaient su accorder par la concertation. De 1986 à 2009 beaucoup d’eau a effectivement coulé sous les ponts, mais bien de souvenirs invitent au regroupement.
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Au niveau des établissements scolaires pour se concerter, puis la rue pour redire, 23 ans plus tard, le ras-le-bol de candidats au bac soumis à un rythme de travail de bagnards et de malades mentaux. Et comme en 1986, c’est de Constantine que repart la contestation de lycéens rétifs à l’idée que le bricolage de l’équipe Benbouzid puisse supplanter l’expertise de la commission Benzaghou.
Le rapport de la réforme du système scolaire remis en 2001 au président de la République n’aurait permis aucun dérapage s’il avait été appliqué. D’où la faiblesse de notre enseignement, le malaise dans les établissements, le mécontentement des parents. Et de gros risques de débordements.
Mais qui a oublié octobre 88 ? En tout cas pas M. Abdallah Allâm, le directeur de l’éducation de Constantine, qui, comprenant tout et ne pouvant rien faire, a quand même reconnu que les deux jours de repos rendus nécessaires par le nouveau week-end ont un peu «chamboulé» l’emploi du temps des lycées. Certains élèves du lycée sœurs Saâdane ont affirmé qu’ils ont cours du dimanche à jeudi sans discontinuité, de 8 heures à 17 heures. «Un rythme épuisant», s’est plaint l’un d’entre eux.
Certains de leurs camarades ont entamé lundi matin un mouvement de protestation contre «la saturation de l’emploi du temps» et ont revendiqué «une réduction des heures d’enseignement». Ils se sont ensuite regroupés devant le siège de la direction de l’éducation où la police, alertée de «l’attroupement», est intervenue pour faire revenir le calme. Dans l’après-midi de la même journée les élèves du lycée Jugurtha, d’autres des lycées d’Ibn Taymiya et Benbadis se sont joints au mouvement de protestation.
Mais depuis hier, le mouvement de protestation est moins visible. L’administration propose en effet un aménagement horaire et… de distribuer un goûter à l’heure de pause. Zid ya Benbouzid













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