Lundi, Mai 21, 2012

Le wali de Khenchla objet d'une plainte pour avoir refusé la réalisation d’un projet touristique


Madame est ingénieur et promotrice dans le domaine du tourisme. Elle est porteuse d’un projet touristique dénommé «Sidi Naiel traditions». Toutefois, depuis 4 ans, elle a maille à partir avec le wali de Khenchla qui lui refuse, malgré son insistance, l’implantation de cet ambitieux projet qui ne devrait avoir que des répercussions positives sur cette région rongée par la misère et faisant face, impuissante, à un chômage endémique.

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, l’« acharnement » et l ‘«obstination » du premier magistrat de la wilaya à ne pas faire la moindre «concession » en vue de l’aboutissement dudit projet, seraient d’origine purement « sectariste ». En effet, le wali de Khenchla est originaire d’une tribu de Biskra alors que notre promotrice est, elle, descendante des Ouled Nail. Les rivalités historiques entre ces deux tribus auraient tout simplement déteint sur cette « affaire » qui traîne, à ce jour, en longueur malgré les innombrables démarches de l’intéressée., laquelle a même saisi la présidence de la République pour faire valoir son « plein droit » de promotrice .

La Kheima « Beit El Rahma » de la tribu des Ouled Nail

Cette dernière (la présidence) a saisi le wali lui enjoignant clairement de faire avancer le projet, mais sans succès. Fort de ses soutiens à l’intérieur même de la présidence, le wali reste « imperturbable », voire même «scandaleusement indifférent » face aux protestations de la concernée pourtant soutenues par les ministères du tourisme, de l’agriculture et même de la présidence de la République.

A un certain moment, la question de l’assiette foncière qui devait initialement abriter le projet s’était posée. Mais cette « contrainte » fut vite levée avec l’intervention de la Direction locale des forêts qui a donné son aval. Précisons que le projet consiste en une Kheima inspirée de «Beit El Hamra » (Maison rouge) de la tribu des Ouled Nail - par opposition à « Beit Es-souda » une tradition pratiquée par la tribu dont est originaire le wali de Khenchla- De plus, le wali « reproche » à la promotrice d’ouvrir un lieu de …débauche. L’intéressée qualifie cet « argument » de « grotesque » et d’ « injustifié ».

Relais et « pièces à convictions »

Pour faire « avorter » ce projet le wali a fait actionner, selon notre interlocutrice, ses propres relais (associations, assemblées élues, …). Elle révèle qu'il a commis des communiqués « non signés » ou alors comportant plusieurs signatures ou cachets d’une même institution et/ou personne, au nom d’élus et d’associations de la société civile. Elle compte d’ailleurs faire valoir ces documents -qu’elle s’est procurés non sans difficulté-, pour les utiliser comme « pièces à conviction » devant le prétoire. Car loin de s’avouer vaincue la promotrice a décidé de passer à une étape supérieure en saisissant la justice.

La promotrice a en effet déposé une plainte contre le wali de Khenchla pour atteinte à l’honneur et pour avoir entravé la réalisation de son projet. Cette action en justice qui fera date dans les annales judiciaires, a eu pour conséquence de brouiller les cartes du wali qui se retrouve, du coup, « lâché » par ses soutiens au niveau de la présidence. « Il se trouve dans de sales draps, croyez-moi… », lâche-t-elle rageusement.



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