Système du tiers payant, des pharmaciens soumis à un chantage qui ne dit pas son nom
Dans une lettre adressée au PDG de la caisse nationale de sécurité sociale (CNAS), un travailleur a révélé un fonctionnement, pour le moins qu’on puisse dite très grave, et qui touche directement à la crédibilité de cette caisse et surtout du système instauré depuis quelques années au profit des travailleurs et des retraités atteints de maladies chroniques.
En effet, il est clairement mentionné dans ce document qu’un directeur chargé des prestations opère une sorte de chantage à l’encontre des pharmaciens conventionnés avec la CNAS.
Le procédé est tout simple : le directeur en question faisant face à des problèmes de construction d’une maison individuelle, donc à un besoin énorme en liquidité vu un prix de ciment et du rond de plus en plus hors de portée, n’hésite plus à charger l’un des employés à « emprunter » de l’argent auprès de l’un des pharmaciens conventionnés. Faute de quoi ces pharmaciens ont toutes les chances de voir le payement de leurs prestations renvoyées aux calendes grecques. Un directeur de prestations passé maître chanteur?
Ayant refusé de se soumettre à ses désirs, ce travailleur s’est vu infliger une série de sanctions allant de la simple mutation à la cessation du payement de son congé de maladie, sachant que ce travailleur, qui a plusieurs années de services à la sécurité sociale, est atteint d’une phlébite au niveau des jambes.
Ce qui est frappant, c’est le silence de la direction générale face à cette révélation lorsqu’on sait que cette lettre de dénonciation a été envoyée avec accusé de réception le mois de février passé.
Combien de pharmaciens sont-ils à la merci de ce directeur visiblement intouchable ? La question demeure posée !












