Lundi, Février 06, 2012

Emeutiers de Diar Chems : le procureur requiert l’aggravation des peines


Le représentant du ministère public près la cour d’Alger a cette fois-ci requis l’aggravation des peines, soit 3 ans de prison ferme à l’encontre de 11 jeunes poursuivis dans le cadre des évènements qui ont endeuillé les habitants du quartier de Diar Chems et de toute la ville d’Alger.

 

Les mis en cause sont poursuivis pour attroupement, rébellion, atteinte à l’ordre public, outrage à corps constitué, coups et blessures volontaires et destruction de biens publics. Le procureur général a estimé que toutes les preuves attestant leur culpabilité étaient réunies.

Lors de leur passage à la barre, les accusés ont nié tous les faits qui leur sont reprochés, soutenant qu’ils n’avaient rien à voir avec toute cette affaire. Les prévenus ont, par ailleurs, nié avoir blessé des policiers lors de ces émeutes. Comme ils ont affirmé aux magistrats en charge du dossier qu’ils n’étaient pas présents sur les lieux au moment des faits.

«Qui juge-t-on alors ?», ironisaient des présents qui, de bouche à oreille, se faisaient passer la question de savoir si, en se rabattant sur de tels accusés, les policiers n’en avaient pas fait leur seul moyen de justifier une présence inutile sur les lieux du drame. Simples boucs émissaires ? Allez savoir…   

Pour rappel, ces jeunes ont été arrêtés le 19 octobre dernier, suite aux émeutes qui ont éclaté à Diar Chems, pour des raisons liées à un problème de relogement. Les habitants avaient dénoncé leur conditions de vie dans de très vieux et exigus appartements, datant de l’époque coloniale.

Les protestataires avaient barricadé la route reliant les Annasers à Bir Mourad Raïs et ont lancé des projectiles en direction des forces de l’ordre. 49 policiers avaient été blessés, dont le chef de la sûreté de daïra de Bir Mourad Raïs, grièvement atteint. A noter que des infrastructures sociales ont été sérieusement endommagées lors de ces événements.

Par ailleurs, quatre mineurs sont poursuivis pour les mêmes motifs par le procureur de la République du tribunal de Sidi M’hamed. Ce dernier a sollicité du juge chargé de la section des mineurs auprès de la même instance judiciaire de les écrouer ou, à défaut, de les placer sous contrôle judicaire.

lacitedz



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