Jeudi, Février 09, 2012

Le CNAPEST suspend son mouvement de grève jusqu’au 27 décembre prochain et appelle les enseignants reprendre le travail


Le CNAPEST, dont la réunion du conseil national a pris fin dimanche vers 19h30, a pris la décision de «suspendre jusqu’au 27 décembre prochain» son mouvement de grève illimitée et d’appeler, par la même occasion, les professeurs des enseignements secondaire et technique de reprendre du service à partir de lundi 30 novembre 2009.

 

«Un consensus plutôt pour une suspension momentanée de la grève que pour une reprise pure et simple de travail», a déclaré à lacitedz le coordinateur national du CNAPEST, M. Boudiba, contacté peu après la clôture du conseil national consacré à l’évaluation des résultats de près de trois semaines de grève.

Plus explicite, le premier responsable de ce syndicat autonome met en avant la crainte des enseignants de voir le ministère de l’Education nationale «user comme à son habitude de manœuvres dilatoires pour rendre vains les acquis arrachés de haute lutte par les personnels du secteur et objets, récemment, de négociations entre les délégués syndicaux et les représentants de la tutelle».

Mais cette reprise, même soumise à l’ultimatum du 27 décembre, aura des conséquences sur les rapports du CNAPEST avec le CLA, le seul et unique syndicat déterminé à poursuivre la grève «tant que les autorités ne  donnent pas suffisamment de garanties sur l’entrée en vigueur de l’accord» signé entre les deux parties, les syndicats d’un côté et la tutelle de l’autre.

Alors que, au CNAPEST, deux tendances s’affrontaient, l’une forte de sa conviction d’être face à un pouvoir indigne de confiance et l’autre de sa crainte de voir les parents d’élèves et l’opinion se retourner contre les enseignants, le CLA de feu Redouane Asmane ne se faisait nullement prier de renouveler ses appels à la poursuite du débrayage et de la contestation «jusqu’à satisfaction des revendications légitimes des enseignants au sein des lycées». 

Sa manière à lui de pousser «les dures» du CNAPEST à avoir le dernier mot et, par conséquent, maintenir à la fois nombreux et soudés les rangs de la contestation. Car, d’ici au 27 décembre, rien ne dit que le CLA lui-même n’aura connu de lézardes et autres fissurations.

En temps de tempête, l’organisation d’Idir Achour est, comme tout autre édifice politique ou syndical, la cible de moult infiltrations. Voilà pourquoi, réalistes plutôt qu’opportunistes, leurs collègues de l’intersyndicale ne semblent pas prêts à sacrifier la proie pour l’ombre. Surtout ceux d’entre eux qui  parlent de suspension de la grève jusqu’au 27 décembre et non de reprise ûre et simple de travail.

Mas Aghilès    

 



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