Les cuisses d’Alger (2ème partie) Entretien de débauche !
On a roulé moins d’une heure avant d’arriver vers le complexe touristique des Andalouses. Le chauffeur est reparti tandis que Ami Saïd, le passager m’a rassuré en me parlant de sa femme qui nous attendait dans son bungalow. Je l’ai suivi sans vraiment réfléchir, le trajet m’avait fait tourner la tête et mon envie de vomir ne me quittait pas.
Le bungalow était très coquet, refait à neuf, avec de jolis carreaux de céramique bleue. En face d’un potager s’activait une femme beaucoup plus jeune qu’Aami Saïd mais qu’il me présenta comme étant son épouse. Fifi devait avoir au maximum vingt cinq ans. Elle répondait sans problème en français quand son «mari » lui lançait des messages codés pour que je ne comprenne pas évidemment.Elle était vêtue d’une simple robe de chambre très échancrée d’où ses gros seins débordaient, nus. Elle me tira vers le canapé et alla me chercher une tenue de rechange pour me mettre à l’aise. Quand je vis l’espèce de nuisette courte qu’elle me rapporta, je luis demandais si c’était pour le moment de rentrer au lit. Elle me répondit :
«-Non, mets-toi à l’aise tout de suite, fais comme chez toi, n’aie pas honte.
Elle commença à déboutonner mon chemisier et à me retirer mes chaussures qui me faisaient d’ailleurs mal. Je me laissais faire et je me retrouvais sans soutien-gorge, dans une nuisette serrée de couleur bleu nuit et qui ne m’avait jamais appartenu. Fifi était pour le moment douce même lorsqu’elle me forçait à faire quelque chose.
Elle me proposa ma première cigarette que je partageais avec elle, ayant à moitié le goût de son rouge à lèvre moitié et à moitié le goût du tabac qui me faisait tousser. Cette fille me faisait peur et me fascinait, si naturelle, si libre en apparence.
Elle se leva et alla apporter son dîner à Aâmi Saïd qui avait disparu dans une chambre sans revenir depuis notre arrivée. Puis, elle nous servit sur une petite table du salon, devant laquelle j’avalais une ratatouille piquante mais qui calma ma faim.
Elle me raconta qu’elle avait rencontré son «époux» à Alger, elle qui était originaire de l’est du pays. Elle travaillait dans leur restaurant et avait besoin d’aide car la salle était très grande et ils avaient beaucoup de clients. Elle me raconta que son chéri était veuf sans enfant et qu’elle l’aimait, qu’il était très protecteur…
Puis elle déplia le canapé où l’on s’allongea toutes les deux. Je ne sais pas combien d’heures j’avais dormi quand je sentis tout le poids de Fifi sur moi. Elle m’embrassait, me mordait les seins à travers la nuisette, dont elle arracha les fines bretelles.
J’essayais d’abord de la repousser mais elle s’accrochait à moi, me caressant d’une main le corps et de l’autre me couvrait la bouche. J’étais choquée, j’avais entendu parler des gouines, des lesbiennes comme on dit mais une femme mariée… Soudain, elle se redressa et appela « Saïd» .
Il ne tarda pas à venir en caleçon, torse nu, poilu comme un ours. Je me recouvris pour cacher ma nudité mais elle arracha mon drap d’un geste brutal et en fronçant les sourcils elle me cria au visage :
-Arrête tes manières petite pute, si t’étais aussi morale, t’aurais pas ce bâtard dans ton ventre en train de pousser pour venir au monde. On va te débarrasser de lui si tu es gentil avec nous, sinon ce sera à la police de s’occuper de toi…
Elle se tenait debout contre Aâmi Saîd qui souriait en me regardant à moitié nue, pétrifiée.
Il s’assit au bord du lit canapé et posa ses mains sur mon ventre en glissant sa main sous ma nuisette. Elle fit mine de nous laisser seuls en se glissant vers la chambre du fond. Il me dit alors.
«-Ma fille, on va t’aider, n’aie crainte, demain il y a une femme, tbiba (une doctoresse -NDLR) qui va s’occuper de toi…
Je commençais à être complètement paralysée par ce viol organisée par une femme.
Fifi m’avait offerte à ce monstre aux cheveux gris qui aurait pu être mon père, un père fouettard !
il me répéta qu’il fallait être gentil si je voulais m’en sortir. Il ne cessa ses assauts que lorsque je dus céder, épuisée, en larmes et muette sous le choc.
Je devins une pute cette nuit là dans la bouche de Fifi qui me le déclara et ensuite dans le lit canapé de cet homme qui força un peu plus ma destinée sur le fleuve tourmenté du «milieu».
A suivre












