Jeudi, Février 09, 2012

Lutte contre la corruption qui ronge le pays : Bouteflika monte au créneau


Une ordonnance présidentielle portant « dynamisation de la lutte contre la circulation », diffusée courant décembre, exigerait du Premier ministre l’exercice d’un contrôle permanent des « postes de responsabilité les plus exposés ».

Cette procédure « vise à protéger les cadres honnêtes qui servent la nation», indique l’ordonnance, demandant au gouvernement de prendre en compte « les indicateurs de corruption, à l’image de l'apparition subite de signes extérieurs de richesse chez les fonctionnaires (...) ». Le gouvernement se doit également de « veiller à mettre à jour les procédures juridiques exigeant aux cadres de l’Etat de déclarer tous leurs biens et de justifier tout changement dans sa propriété individuelle et/ou familiale ».

Notons que les hauts responsables, y compris le Président de la République, sont déjà tenus à cette obligation, qui n’est cependant aucunement respectée.

Bouteflika aurait en outre ordonné au gouvernement d’actionner l’Office national de lutte contre la corruption, qui a été crée en novembre 2006, de réactiver les missions de la cellule de traitement des informations financières, du Conseil des finances, de l'Inspection générale du travail et de la Banque centrale, afin que tous les dispositifs disponibles soient effectivement mis à profit dans la lutte contre la corruption.



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