Pour se déplacer au Soudan, un jeune de Bejaia vole le mouton de l’Aïd de la famille
Un jeune de retour à Bejaia après avoir regardé au stade de la capitale Soudanaise le match ayant opposé notre équipe nationale à son homologue égyptienne a avoué à son père avoir volé le mouton de l’Aïd pour pouvoir acheter le billet d’avion et se déplacer à des milliers de kilomètres d’ici supporter les Verts.
D’abord interloqué par cet aveu de son fils, le père finit par il rétorqua : « l’essentiel est que nous ayons gagné ; quant au mouton de l’Aïd, j’irais acheter un autre ».
L’information a fait le tour de la ville ou la population est presque tombée en admiration
devant ce jeune adolescent, qui est allé jusqu’au bout de son geste.
«Si j’étais son père j’aurai réagi de la même façon», dira un père de famille, émerveillé par une manière si originale de dénicher de quoi couvrir les frais d’un déplacement.
La voix de plus pour mieux encourager l’équipe nationale mérite bien quelques entraves aux règles d’éducation. Dont cet acte qui exprime moins la désobéissance familiale que son amour pour les Verts.
Cette information a été le grain de sel pour une fête qui a duré trois bonnes nuits…blanches. « Ça me fait rappeler le jour de l’indépendance », commentent ceux qui ont vécu le 5 juillet 1962.
Trois nuits et trois journées consécutives, des milliers de véhicules, drapeau au vent ; des citoyens, hommes femmes et enfants, en ville et alentour, l’emblème national à la main.
l n’existe pratiquement pas un espace où le vert et le rouge ne soient pas mis en évidence.Impossible de décrire cette ambiance.
C’est à croire que les cents milles habitants de Bejaia, y compris les bébés et les malades, étaient tous dehors avant et surtout après la victoire de mercredi qui restera gravée dans la mémoire d’un peuple montrant sa solidarité comme un seul homme.
L’agression perpétrée contre nos joueurs et nos supporters au Caire est le sujet phare des citoyens de Bejaia.
« Les supporters n’ont peut-être pas bien mesuré les conséquences de cette agression », ne cessent de le répéter les citoyens de Bejaia, affirmant presque tous que le geste grave venu des Egyptiens était le geste de trop, celui-là même qui a mis le feu aux poudres mais qui a également prouvé que le citoyen d’ici, Béjaïa l’amazighe, ne se laisse jamais faire, quitte à voler son propre mouton de l’Aïd pour s’acheter un billet d’avion et parcourir des milliers de Km afin de soutenir son équipe!













Commentaires
mais dommâge que l'Algérie ne se soit pas apercue plus tot de la nocivité des egyptien Reply | Citer | Citer
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