Professeurs de français dans le sud : Benbouzid « décidé » à combler le déficit
Le déficit (d’environ un millier) en professeurs de français dans le sud du pays est en passe d’être résolu à en croire le ministre de l’éducation nationale. En effet, intervenant, dimanche, en marge d’une réunion nationale avec les directeurs de l’éducation consacrée aux préparatifs de la rentrée scolaire 2009/2010, Boubekeur Benbouzid a révélé la tenue « dans les tout prochains jours » d’une réunion avec les enseignants du nord titulaires d’une licence en français, afin de les inciter à se rendre au sud.
A l’ordre du jour de cette rencontre : une proposition aux concernés comprenant un emploi et un logement. Avec pour seule condition : se rendre dans le sud.
De son coté, le gouvernement a volé au secours du département de l’éducation en lui consentant un programme de plus de 4000 logements destinés aux enseignants titulaires issus du nord du pays et qui voudraient exercer dans le sud. M. Benbouzid qui n’a de cesse de réitérer la « volonté » et la «détermination» qui animent son département pour tenter de combler ce déficit. Il compte pour ce faire également rappeler les retraités professeurs de français et leur proposer aussi de travailler « sous contrat ».
« Nous souhaitons, à travers ces mesures, résoudre partiellement le manque de professeurs de français sachant qu’il (le manque) n’est pas très important. Il y a, en effet, 214 000 enseignants, entre ceux du moyen et du primaire, qui sont actuellement en formation pour donner un total de 14 000 qu’on aura formés d’ici 10ans », souligne Benbouzid.
En ce qui concerne ce déficit, Benbouzid a affirmé qu’il a commencé à se poser depuis l’application des réformes en 2003, « puisque, avance-t-il, avant, le problème ne se posait pas du fait qu’on ne le prenait pas en charge, et aussi parce que le français qui n’était pas considéré comme première langue étrangère n’était pas, aussi, introduit en 3e année ». « Alors que maintenant, c’est devenu une obligation pour le ministère d’avoir des enseignants formés dans ce domaine», a-t-il précisé. Selon lui « il est très facile, aujourd’hui, de recruter des professeurs de français parmi ceux qui ont fait leurs études en cette langue ».
Benbouzid a révélé que la nouvelle stratégie du secteur s’articule autour de deux points : que le prétendant (au poste d’enseignant, ndlr) soit licencié et pas seulement puisqu’il lui fait aussi avoir une licence dans une matière donnée (français, mathématiques…) pour pouvoir enseigner. Ce qui ne se faisait pas avant, rappelle-t-il.












