Lundi, Février 06, 2012

Santé : les praticiens du service public à nouveau dans la rue


Les praticiens de santé publique ne désarment pas. Plusieurs centaines d’entre eux, médecins, pharmaciens ou dentistes, ont manifesté mercredi devant le ministère de la Santé.

Un rassemblement qui fait suite à celui de mercredi dernière au CHU Mustapha-Bacha. Les praticiens avaient alors tenté de marcher dans la rue avant d’être violement empêchés par les forces de l’ordre présentes en masse, bouclant le quartier aux premières heures de la matinée.

Les syndicats qui regroupent généralistes et spécialistes maintiennent un mot d’ordre de grève depuis le 24 décembre et le 4 janvier.

Ils réclament notamment la révision de leur statut particulier, l'ouverture de discussions sur le régime de leurs indemnités, ou l'octroi d'un quota de logements de fonction, selon le Dr Mohamed Yousfi, président du SNPSSP, cité par l'AFP. Le secteur de la santé publique emploie quelque 30.000 médecins dont 8.500 spécialistes.

Les syndicats affirment que les pouvoirs publics n'ont pas respecté un accord sur leur statut en promulguant un texte différent de celui qui avait été négocié entre les deux parties et qui assurait à ces praticiens une évolution de leur carrière.

"Nous avons droit à un minimum d'égards vu notre cursus universitaire, alors qu'un jeune spécialiste commence à peine à 50.000 dinars par mois (moins de 500 euros) sans réelle évolution de carrière puisque son salaire n'atteindra jamais les 1.000 euros, à moins d'être chef de service", a déclaré une médecin spécialiste gréviste, citée par l’AFP.

La grève est suivie dans les hôpitaux publics de plusieurs grandes villes du pays, à l'exception des centres hospitaliers universitaires (CHU). La manifestation, encadrée par un important service d'ordre, s'est déroulée dans le calme.



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